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L'indice des valeurs vedettes SMI a clôturé en recul de 0,04% à 8695,04 points (archives).

KEYSTONE/THOMAS DELLEY

(sda-ats)

La Bourse suisse a terminé sur une note très légèrement négative lundi. La séance s'est déroulée sans heurt, en l'absence d'informations macro-économiques importantes et alors que la saison des résultats annuels a marqué une pause.

L'issue mitigée du sommet du G20 ce week-end en Allemagne, en raison de la posture protectionniste adoptée par le gouvernement Trump, a un peu pesé sur l'ambiance.

A New York, Wall Street se redressait légèrement à la mi-séance, restant timide et attentive aux déclarations des responsables de la Réserve fédérale (Fed) et aux développements politiques. "Les mouvements du marché semblent toujours indiquer de l'attentisme", a commenté Art Hogan de Wunderlich Securities.

Après la hausse sans surprise des taux de la Fed mercredi, les investisseurs ont l'oeil rivé sur les diverses déclarations des responsables de la Banque centrale américaine, qui vont s'étaler sur toute la semaine. Pour l'avenir, l'institut d'émission "n'a pas eu l'air plus enclin au resserrement monétaire (...) et je pense que c'est ce que l'on voit avec ses responsables pour l'instant", a poursuivi M. Hogan.

Par ailleurs, malgré quelques soubresauts, le pétrole restait en baisse lundi, sur fond de reprise de la production américaine, ce qui n'était guère engageant pour Wall Street. Le brut a déjà perdu près de 11%, depuis le début du mois, sur le marché new-yorkais.

Galenica en forte baisse

En Suisse, l'indice-vedette SMI a terminé en très léger recul de 0,04% à 8695,04 points. Le SLI a cédé 0,15% à 1378,51 points et le SPI a gagné 0,03% à 9640,19 points. Sur les 30 valeurs vedettes, 16 ont reculé et 12 avancé. Zurich et SGS sont restés stables.

Galenica (-2,8%) a fini lanterne rouge: Kepler Cheuvreux a revu à la baisse son objectif de cours pour le groupe de santé bernois et confirmé sa recommandation de vente pour le titre (reduce). L'analyste a pris en compte le plan de stratégie Vifor 2020 ainsi que des investissements à hauteur de 850 millions de francs qui lui sont liés.

Traité hors dividende de 5 francs, le bon de participation Schindler a cédé 1% ou 2 francs. Dufry (-0,8%) et Kühne+Nagel (-1,1%) font aussi partie des gros perdants.

Sur le plan bancaire, Credit Suisse et UBS ont abandonné respectivement 1% et 0,9%. La justice française a renvoyé devant le tribunal correctionnel le groupe UBS et sa filiale hexagonale pour avoir mis en place un vaste système de fraude fiscale en France.

La banque entend "défendre fermement sa position". Elle dispose de dix jours pour faire appel de cette décision et une date du procès n'est pas encore connue, a expliqué une source judiciaire.

Bond pour Aryzta

A l'autre extrémité du tableau, Aryzta a rebondi de 5,1%. Berenberg a relevé sa recommandation pour le titre du boulanger industriel à "buy", contre "hold" jusqu'ici, et revu considérablement à la hausse son objectif de cours. La banque d'investissement allemande explique prendre ainsi en compte les ambitions du nouveau président Gary McGann en termes de génération de cash et de désendettement. Baader Helvea a relevé l'objectif de cours et confirmé "hold".

Parmi les autres gagnants, figurent aussi Sika (+0,5%), Givaudan (+0,7%), Swiss Re (+0,2%), Sonova (+0,4%) et ABB (+0,3%). Dans une interview à Finanz und Wirtschaft, le directeur général (CEO) d'ABB, Ulrich Spiesshofer, s'est montré optimiste, comme à son habitude, mais assez peu concret quant à la marche des affaires à venir.

Destins contraires pour la pharma

Dans le camp des poids lourds défensifs, Novartis a gagné 0,1%. Roche a perdu 0,1% et Nestlé a progressé de 0,3%.

Sur le marché élargi, Pargesa (+1%) a gagné du terrain, après la publication de ses résultats vendredi soir. Lifewatch (+3,6%) avait publié ses chiffres vendredi soir aussi et a annoncé lundi une coentreprise en Turquie.

Hiag (+0,8%) a augmenté son produit des loyers mais a vu son bénéfice net reculer, en raison d'une forte baisse des revalorisations. Les actionnaires se verront cependant proposer un dividende en petite hausse. La direction est confiante pour 2017.

Meyer Burger (+2,5%) a remporté un nouveau contrat en Asie et Calida (+3%) a proposé l'entrée d'un nouveau membre au conseil d'administration en la personne de Valentin Chapero. Par le biais de Veraison Capital, dont il est cofondateur et associé, ce dernier est le deuxième actionnaire le plus important du groupe, avec une part de 16,31%. Forbo (+2,4%) a été soutenu par les relèvements d'objectifs de la part de Credit Suisse et d'UBS.

ATS

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