La candidature olympique de Sion n'est pas encore acquise


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L'échec de la candidature grisonne pour les Jeux Olympiques de 2026 en votation populaire n'ouvre pas une voie royale à la candidature Sion 2026. Le président du comité Jean-Philippe Rochat est conscient qu'il faut encore convaincre Swiss Olympic et la Confédération (archives).

KEYSTONE/PETER SCHNEIDER

(sda-ats)

La netteté du refus grison à une candidature pour des Jeux Olympiques (JO) d'hiver a surpris le président du comité de candidature Sion 2026. Pour autant, il ne verse pas dans le triomphalisme.

Le non des Grisons n'est pas synonyme de voie royale pour Sion. Swiss Olympic décidera le 7 mars d'une éventuelle candidature suisse pour les JO d'hiver 2026. "Même s'il n'y a qu'une seule candidature, Swiss Olympic doit se prononcer", précise à l'ats le président du comité de candidature Sion 2026 Jean-Philippe Rochat.

D'ici cette échéance, il faudra convaincre et Swiss Olympic et la Confédération de la plausibilité de la candidature de Sion. Le comité de candidature devra démontrer que malgré l'échec grison devant le peuple, Sion 2026 a ses chances au niveau international. La candidature n'est pas encore acquise.

Plusieurs enseignements

Le non des Grisons fournit plusieurs enseignements. "Si nous sommes choisis le 7 mars, notre priorité sera la communication pour convaincre la population que Sion 2026 est un bon projet", précise M. Rochat. "Il y aura un gros travail à faire".

Une autre leçon à tirer de ce vote est qu'un tel projet ne peut pas être mené par un canton tout seul. "Nous avons la chance d'avoir quatre cantons autour de Sion", dit M. Rochat. Il y voit un atout, notamment pour la répartition des risques.

Le non des Grisons ne devrait en revanche pas affecter la place de St-Moritz (GR) dans la candidature sédunoise pour les épreuves de bob, de luge et de skeleton. Les contacts sont déjà pris avec la commune, précise M. Rochat. Sion 2026 veut utiliser les installations existantes et éviter de bâtir de nouvelles infrastructures.

ATS

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