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Depuis 2011, la maison Balmain connaît un nouvel élan sous l'impulsion de son jeune directeur artistique Olivier Rousteing. (archives)

KEYSTONE/AP/THIBAULT CAMUS

(sda-ats)

La maison de couture française Balmain est passée sous pavillon qatari. Elle a été cédée à la société d'investissement Mayhoola, a annoncé mardi la société de conseil dans l'opération, confirmant une information des Echos.

"A l'issue de cette transaction, Mayhoola for Investments détiendra 100% du capital de Balmain", a confirmé Bucéphale Finance, société spécialisée dans le conseil en matière de fusions-acquisitions. Elle n'a toutefois pas dévoilé le montant de la cession du fleuron de la mode et du luxe à la française.

L'entrée au capital de Mayhoola, véhicule d'investissement soutenu par l'émir du Qatar, "permettra à la marque d'accélérer son développement, notamment avec l'ouverture de nouvelles boutiques à l'international", ajoute Bucéphale dans un communiqué.

Le quotidien économique Les Echos affirme de son côté que le Qatar offre "485 millions d'euros" pour s'emparer de Balmain, détenu à 70% par les héritières de l'ancien PDG Alain Hivelin mort en décembre 2014, et à 30% par la direction.

L'offre émanant du Qatar est supérieure aux estimations attendues (300 à 400 millions d'euros). La maison se voit ainsi "valorisée pas moins de 15 fois son ebitda" (ndlr : excédent brut d'exploitation, qui mesure la rentabilité), écrit le quotidien. Elle réalise un chiffre d'affaires annuel de 120 millions d'euros.

Multiples rachats

Les héritières avaient mandaté en février la société spécialisée dans le conseil financier Bucéphale Finance pour chercher un repreneur. Plusieurs investisseurs étaient sur les rangs, dont le fonds français L Capital, des anglo-saxons, à l'instar de Permira, ou asiatiques, tel que le hong-kongais Li ka-Shing, selon le journal.

Au décès du fondateur Pierre Balmain (en 1982), elle avait été rachetée par un industriel canadien. Elle avait par la suite été revendue à un ancien dirigeant de LVMH, Alain Chevalier, pour être placée un peu plus d'un an après en redressement judiciaire. La marque avait été ensuite reprise par Alain Hivelin.

L'arrivée, en 2006, de Pierre Decarnin, un ancien styliste de Paco Rabanne, avait relancé la maison de couture. Les stars, telles que Marion Cotillard ou Gwyneth Paltrow, avaient été séduites.

Depuis 2011, la maison connaît un nouvel élan sous l'impulsion de son jeune directeur artistique Olivier Rousteing. Ce dernier mise beaucoup sur la communication via les réseaux sociaux.

sda-ats

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