Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Les patrouilles de police ont été renforcées dans le centre-ville de Bangalore depuis les récentes agressions.

KEYSTONE/EPA/JAGADEESH NV

(sda-ats)

La police indienne a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête sur des agressions sexuelles en réunion commises contre des femmes la nuit du Nouvel An. Elle a recueilli des éléments de preuve "crédibles" dans cette affaire qui scandalise le pays.

Les agressions présumées sont survenues samedi soir à Bangalore, dans le sud de l'Inde. Des femmes participant aux festivités du réveillon auraient été pourchassées, victimes d'attouchements, brutalisées et volées. Bangalore, capitale de l'Etat de Karnataka, est un pôle technologique généralement considéré comme sûr pour les femmes.

Praveen Sood, commissaire de police de Bangalore City, a déclaré qu'une enquête avait été ouverte sans attendre le dépôt de plaintes. "Nous n'avons pas perdu de temps", a-t-il dit. "Les équipes de police travaillent, nous sommes certains de mettre la main sur les auteurs".

Les enquêteurs analysent des images de vidéosurveillance tournées par 45 caméras dans le centre-ville. L'enquête a été ouverte pour harcèlement sexuel, tentative de dévêtir les victimes et de les retenir contre leur gré.

Le ministre de l'Intérieur de l'Etat de Karnataka s'est attiré des critiques virulentes après avoir assuré que ces femmes avaient été victimes d'agressions sexuelles "malheureuses" pour s'être vêtues à l'occidentale.

Loi renforcée

En Inde, les violences sexuelles sont un fléau. La loi sur les violences sexuelles a été renforcée en 2013 après le viol en réunion subi par une étudiante à New Delhi, morte de ses blessures. Ce crime avait déclenché une vague de colère. Les internautes ont condamné ces derniers incidents, parlant de "nuit de l'horreur".

Des images vidéo de femmes en train de crier pour demander de l'aide circulaient sur les réseaux sociaux. Ces attaques ont été comparées aux centaines d'agressions sexuelles commises dans la ville allemande de Cologne il y a un an, pendant la nuit du Nouvel An 2016.

ATS