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Le robot-colis circule en moyenne à 3 km/h sur les trottoirs et dans les zones piétonnes.

Keystone/© Béatrice Devènes/Beatrice Devenes

(sda-ats)

Dès septembre, la Poste teste dans trois communes, dont Berne, des robots autonomes pour la livraison de certaines marchandises. Capables de transporter jusqu'à dix kilos, les machines circulent au pas sur les trottoirs et dans les zones piétonnes.

Les tests seront réalisés à Berne, Köniz (BE) et Biberist (SO), annonce la division PostLogistics mardi à Berne devant les médias. C'est l'Office fédéral des routes qui lui a donné l'autorisation d'effectuer les essais.

Les robots doivent servir à distribuer des envois spéciaux "sur le dernier kilomètre". Les colis concernés sont ceux qui nécessitent une livraison flexible, rapide et locale, explique l'entreprise. Les engins ronronnant pourraient ainsi être utilisés pour les distributions "same day & same hour" et les livraisons à domicile de denrées alimentaires ou de médicaments.

Il ne s'agit pas de remplacer la distribution classique des colis par les facteurs, souligne Dieter Bambauer, directeur de PostLogistics. Le marché de produits commandés sur Internet est cependant en plein boom. La Poste souhaite s'adapter à cette évolution.

De plus, toujours plus de prestataires étrangers au secteur débarquent sur le marché, explique M. Bambauer. Cela fait pression sur les marges et la structure des coûts chez les fournisseurs traditionnels de services logistiques comme La Poste. Il faut ainsi tester des solutions innovantes.

Six kilomètres

Les robots ressemblant à des camions miniatures circulent au moyen d'un système de navigation. Des signaux de localisation, comme le GPS, et une reconnaissance visuelle de l'environnement via neuf caméras guident l'appareil jusqu'à destination.

Grâce à quatre détecteurs frontaux, celui-ci évite automatiquement les passages délicats et obstacles sur son chemin. Les caméras intégrées devraient aussi prendre en photo les éventuels voleurs, précise Dieter Bambauer.

Les petites machines sont "intelligentes". Lors de chaque course, le robot "apprend" et augmente de ce fait son taux d'autonomie. L'engin roule durant deux heures de manière autonome, soit sur 6 kilomètres. Il circule en moyenne à 3 km/h et peut atteindre au maximum 6 km/h. Durant la phase de test, les automates à roulettes sont accompagnés et surveillés en continu par une personne.

Lorsque le robot-colis arrive au lieu voulu, il envoie un SMS signalant au destinataire que son envoi a été livré. Au même moment, le couvercle du robot s'ouvre. Lorsque celui-ci se referme ou si le destinataire n'est pas chez lui, l'engin retourne à son point de départ.

Tests concluants

Il y a un an, La Poste a fait savoir qu'elle entamait des tests de drones pour la livraison de petits paquets, comme le transport de médicaments.

Ces tests ont été concluants, affirme mardi M. Bambauer. En collaboration avec des partenaires commerciaux, PostLogistics planche actuellement sur des utilisations concrètes des engins volants. Le drone-test de l'an dernier a entretemps été remplacé par un prototype.

En raison de leurs avantages respectifs, drones et robots-colis pourraient se combiner. "Nous estimons que ces technologies pourront être commercialisées dans trois à cinq ans", déclare le directeur de PostLogistics. A Sion, PostAuto teste de son côté des bus autonomes.

sda-ats

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