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Pour les paysans, partir à la retraite est une étape moins "radicale" que pour d'autres travailleurs. Une étude aborde la manière dont les agriculteurs vivent cette période de leur vie et quels défis ils doivent relever.

"Pour les paysans et les paysannes, le changement majeur n’est pas le départ en retraite en tant que tel, mais la transmission de leur ferme", dit Karin Zbinden, responsable du projet à la Haute école des sciences agronomiques, forestières et alimentaires, citée mercredi dans un communiqué. Des spécialistes de l'âge de la Haute école spécialisée bernoise ont participé à l'étude.

Les agriculteurs qui prennent leur retraite continuent souvent à "vivre comme avant", surtout lorsque l'exploitation reste dans leur famille. Pour nombre d'entre eux, il est naturel de continuer à apporter leur contribution pour garantir la prospérité de l’exploitation (familiale), expliquent les chercheurs.

La plupart des paysans n'imaginent pas ne plus travailler. Si leur ferme est reprise en dehors de la famille, ou si leur santé décline, cette inactivité forcée leur est pénible. L’étude montre que les seniors s'inquiètent de savoir combien de temps ils pourront encore se rendre utiles.

Privilégiés

C'est avec une certaine "passivité" qu'ils abordent la vieillesse: ils n'esquissent généralement aucun plan pour leurs vieux jours. Ils ont souvent de la peine à prendre de la distance par rapport à leur exploitation, continuant à habiter sur place, dans une dépendance ou un appartement.

Mais les agriculteurs se sentent privilégiés, souligne Karin Zbinden. "Ils sont reconnaissants d’exercer leur activité aussi longtemps que possible et de conserver ainsi une part importante de leur identité". Des thèmes comme la vieillesse ou la transmission de l'exploitation ne sont toutefois pas assez pris en compte, ni au sein de la famille ni dans les séances de conseil, d'après l'étude.

sda-ats

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