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L'industrie du luxe ne devrait pas connaître d'embellie à court terme (archives).

KEYSTONE/EPA/ETIENNE LAURENT

(sda-ats)

L'année 2016 devrait être à l'image de 2015 pour le luxe, qui ne devrait enregistrer qu'une faible croissance réelle. Le premier trimestre a en effet débuté mollement pour ce secteur, enregistrant une hausse de 1% seulement, selon une étude.

En 2015, le commerce de produits de luxe incluant la maroquinerie, la mode, les parfums et les cosmétiques a atteint 253 milliards d'euros (280 milliards de francs), soit une hausse de 13%, artificiellement gonflée par les taux de change actuels. En termes réels, elle n'est plus que de 1%.

Le développement du secteur est entravé par la faible demande aux Etats-Unis, la baisse du tourisme en Europe, le ralentissement en Chine et l'instabilité au Moyen-Orient, précise l'étude publiée mercredi conjointement par le cabinet de conseil Bain & Company et la fondation des industriels Altagamma.

L'inconnue chinoise

Les analystes de Bain & Company s'attendent à une croissance annuelle moyenne de 2 à 3% jusqu'en 2020 et les ventes devraient atteindre alors 280 à 295 milliards d'euros. Ces estimations dépendent fortement de l'évolution de la classe moyenne en Chine.

En effet, les Chinois devraient représenter 34% des consommateurs de produits de luxe dans le monde, une proportion dépassant largement les Américains et les Européens.

Les ventes seront également soutenues par de nouveaux jeunes consommateurs, qui représenteront les trois quarts des clients d'ici 2020, selon le rapport.

Les magasins physiques resteront le lieu de prédilection, comptabilisant 40% des achats. Le commerce en ligne devrait continuer à un rythme de croissance annuelle de 15% en moyenne.

sda-ats

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