Toute l'actu en bref

Jacques de Watteville a voulu rassurer sur le dossier européen. Sans ignorer les défis qui restent (archives).

KEYSTONE/LUKAS LEHMANN

(sda-ats)

Malgré le Brexit, les diplomates suisses sont à pied d'oeuvre à Bruxelles. Le négociateur en chef Jacques de Watteville a tenu à livrer un message positif: "nous ne sommes pas dans l'impasse." Mais il a aussi mis en garde face aux imprévus et au flou de la situation.

"Je suis heureux que les travaux reprennent, malgré la situation et ce climat particulier", a déclaré le secrétaire d'Etat Jacques de Watteville devant les médias suisses lundi à Bruxelles. Le diplomate a rencontré son homologue européen Christian Leffler lundi pendant près d'1h30. Des discussions "constructives".

Politiquement et vu le contexte, ce serait une bonne nouvelle pour l'UE de trouver une solution avec la Suisse, estime-t-il. Et pour la Suisse, le Brexit ne change pas fondamentalement l'équation.

"Il faut une solution, c'est dans l'intérêt des deux parties." Le message des interlocuteurs européens est pour l'instant de continuer les travaux prévus, poursuit le diplomate.

Discussions à venir

Une rencontre prévue au Parlement européen lundi a certes été annulée, mais pour d'autres raisons. Tout le programme a été chamboulé suite au référendum anglais, ça n'a rien à voir avec la Suisse, a expliqué le diplomate.

Mais sinon, aucun rendez-vous n'a été annulé pour l'instant. Les discussions techniques sur la libre circulation des personnes et un accord institutionnel, sauf imprévu, vont se poursuivre durant l'été. Jacques de Watteville n'a toutefois pas voulu préciser le calendrier des négociations à venir.

Le secrétaire d'Etat aux migrations Mario Gattiker devrait ainsi rencontrer son homologue européen Richard Szostak le 6 juillet, selon des informations de la presse alémanique. Un interlocuteur que M. de Watteville a aussi vu brièvement lundi.

Le négociateur suisse n'a pas souhaité entrer dans le détail du contenu des discussions à venir. Interrogé sur l'accord trouvé entre Londres et Bruxelles sur une limitation des aides sociales aux citoyens de l'UE en février, qui aurait pu servir la Suisse, il a affirmé que "ces idées ne sont certes plus sur la table, mais ça ne veut pas dire qu'elles sont mortes".

Positions éloignées

Le diplomate a aussi relativisé la portée des discussions du jour. Il a rappelé que sur certains points de contenu, les positions entre la Suisse et l'UE sont éloignées. "Donc, rien n'est acquis, il n'y a pas de feu vert."

Surtout qu'un imprévu peut arriver, vu les circonstances. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Junker, n'a d'ailleurs pas encore pris position formellement sur le dossier de la libre circulation des personnes. Sa rencontre avec le président de la Confédération Johann Schneider-Ammann est toujours à l'ordre du jour, d'ici fin juillet au Parlement européen à Strasbourg.

Le calendrier reste quoiqu'il en soit très serré. Le délai pour l'application de l'initiative contre l'immigration de masse court jusqu'en février 2017. Passé ce délai, la Suisse devrait instaurer une clause de sauvegarde unilatérale pour mettre en œuvre l'initiative contre l'immigration de masse, comme le Conseil fédéral l'a annoncé en mars.

sda-ats

 Toute l'actu en bref