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Si personne ne s'oppose, l'absinthe du Val-de-Travers sera protégée par l'Indication géographique protégée (archives).

KEYSTONE/SANDRO CAMPARDO

(sda-ats)

La cuchaule et l'absinthe du Val-de-Travers (NE) devraient bientôt être reconnus comme produits du terroir. Des demandes en ce sens ont été publiées jeudi dans la Feuille officielle suisse du commerce. Les éventuels opposants disposent de trois mois pour recourir.

Dans le cas contraire, la cuchaule bénéficiera de l'appellation d'origine protégée (AOP) et l'absinthe du Val-de-Travers de l'indication géographique protégée (IGP). L'Office fédéral de l'agriculture a publié jeudi la demande d'enregistrement dans la Feuille officielle suisse du commerce.

"La cuchaule est un pain brioché au safran, typique et unique, non seulement par son origine et son histoire, mais également par sa composition, sa forme, la qualité de sa mie et son goût", écrit l'Office fédéral de l'agriculture (OFAG) dans un communiqué.

Le lien de la cuchaule au terroir fribourgeois est multiple. "Culturel avec l'ancrage dans la tradition séculaire et toujours vivante de la Bénichon", poursuit-il.

Deuxième tentative

Quant à l'absinthe du Val-de-Travers, les témoignages et écrits historiques se recoupent pour affirmer que le berceau est Couvet dans le Val-de-Travers et que sa naissance se situe à la fin du XVIIIe siècle.

Et les 95 ans de prohibition - de 1910 à 2005 - n'ont pas suffi à "éteindre le lien qui unissait le Val-de-Travers et l'absinthe, ainsi que l'attachement profond des habitants du Val-de-Travers pour leur produit-phare", à base de plantes, relate l'OFAG.

L'interprofession de l'absinthe avait échoué à faire enregistrer le terme "absinthe" en 2014. Le cahier des charges est en effet très strict. Les plants doivent être cultivés dans le district du Val-de-Travers et la distillation se faire sur place.

Les cantons, ainsi que les personnes justifiant d'un intérêt ont la possibilité de s'opposer à l'enregistrement dans un délai de trois mois. Passé cette échéance, le recensement au registre fédéral des AOP et IGP sera définitif, a expliqué à l'ats Paolo Degiorgi du secteur promotion de la qualité et des ventes de l'OFAG.

L'OFAG désavoué

L'OFAG avait déjà confirmé en 2012 l'IGP des dénominations "Absinthe", "Fée verte" et "La Bleue". Il avait écarté des dizaines d'oppositions à cet enregistrement, car il estimait que le breuvage était traditionnellement associé au Val-de-Travers et que cette région en avait fait la réputation.

Mais en 2014, le Tribunal administratif fédéral l'a désavoué. Les juges de St-Gall ont admis des recours émanant de Suisse, de France et d'Allemagne. Selon eux, ces dénominations se rapportent à un type de produit, quelle que soit sa provenance, et il n'est pas possible de les réserver à une seule région.

L'IGP renvoie à l'origine et la qualité. Elle permet de préserver les dénominations géographiques et de déterminer l'origine d'un produit agricole alimentaire quand il tire une partie de sa spécificité de cette origine.

L'AOP désigne un produit dont les principales étapes de production sont réalisées selon un savoir-faire reconnu dans une même aire géographique, qui donne ses caractéristiques au produit.

ATS