Lausanne: un pistolet à air comprimé mobilise brièvement la police


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Fausse alerte et gros déploiement de police vendredi midi au Flon à Lausanne (image symbolique).

KEYSTONE/SANDRO CAMPARDO

(sda-ats)

Fausse alerte vendredi à Lausanne. La police s'est déployée après avoir été avisée que trois individus, dont l'un armé, se dirigeaient vers le centre. Il s'agissait de musiciens qui entendaient tourner un clip et l'arme n'était qu'un pistolet à air comprimé.

L'alerte a été donnée un peu avant midi au Flon et l'incident a duré environ une heure. Un témoin indiquait que trois individus étaient sortis d'un véhicule à la rue du Port-Franc et que l'un d'eux avait sorti une arme de poing de la boîte à gants pour la glisser dans son pantalon.

Groupe d'intervention

Plusieurs patrouilles ainsi que le groupe d'intervention de la police lausannoise ont alors été mobilisés. Les trois personnes ont finalement été interpellées lorsqu'elles rejoignaient leur véhicule.

Interrogée par l'ats, la police a donné quelques précisions. "Ce sont de jeunes adultes, entre 20 et 25 ans, de nationalité suisse", indique Antoine Golay, répondant presse.

Pour un clip musical

Musiciens, ils voulaient tourner un clip vidéo, dont le pistolet à air comprimé devait être un des accessoires. En sortant de voiture au Flon, ils n'ont pas voulu le laisser dans le véhicule de peur de se le faire voler. Le clip devait être réalisé un peu plus tard dans l'après-midi, selon la police.

Aucune infraction pénale n'est retenue à ce stade. La police est en train d'examiner s'il y a eu violation de la loi fédérale sur les armes, ce qui n'est pas certain puisqu'il s'agit d'un pistolet à air comprimé. Elle cherche à déterminer également si les frais de l'intervention sont à mettre à la charge des trois musiciens.

Les nerfs à vif

"Une bonne douzaine" d'agents ont été engagés à cause de cette fausse alerte. L'incident n'est pas sans rappeler celui qui s'est déroulé en mars 2015 en haut de l'avenue de la Gare à Lausanne, près de la synagogue.

Une vingtaine de policiers avaient été dépêchés sur place après que des individus cagoulés et armés eurent été signalés. Il s'agissait en fait de jeunes effectuant des prises de vue pour un travail d'études. Sur les quatre personnes, deux étaient cagoulées et l'une portait une arme de poing factice (softair).

ATS

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