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Les nez ont évolué selon le climat, révèle une étude. Les personnes dont les ancêtres vivaient dans un climat chaud et humide avaient tendance à avoir des narines plus larges que les descendants de populations de régions froides et sèches (image symbolique).

KEYSTONE/AP/MICHAEL SOHN

(sda-ats)

La forme et la taille du nez ont évolué pour s'adapter aux différents types de climat sur la Terre. Telles sont les conclusions d'une étude publiée jeudi dans la revue scientifique américaine PLOS Genetics.

Ces résultats confortent celles de précédentes études, ont relevé les auteurs de ces travaux. Ces dernières avançaient que les personnes dont les ancêtres vivaient dans un climat chaud et humide avaient tendance à avoir des narines plus larges que les descendants de populations de régions froides et sèches.

Selon eux, des narines plus étroites permettent d'accroître l'humidité de l'air en le réchauffant. Ce qui est appréciable dans des régions plus froides et sèches.

L'air froid et sec n'est pas bon pour les voies respiratoires, a relevé Arslan Zaidi, du département d'anthropologie de la Pennsylvania State University. "Il n'y a pas de forme de nez universellement meilleure, la réalité c'est que nos ancêtres étaient adaptés à leur environnement".

L'équipe scientifique internationale a utilisé des images en 3D pour mesurer la forme du nez de 476 volontaires dont les ancêtres vivaient dans le Sud et l'Est asiatique, en Afrique de l'Ouest et en Europe du Nord.

Retombées médicales

Ils ont reconnu que l'histoire de l'évolution du nez était complexe. D'autres facteurs, notamment les préférences culturelles dans le choix du partenaire sexuel, pourraient aussi avoir joué un rôle. Examiner cette évolution et l'adaptation nasale au climat pourrait avoir des retombées médicales et anthropologiques.

En effet, "les études sur l'adaptation humaine à l'environnement sont essentielles à notre compréhension des maladies et pourraient apporter des éclairages sur les origines de certaines pathologies, comme l'anémie à cellules falciformes, l'allergie au lactose ou le cancer de la peau qui sont plus fréquents chez certaines populations", ont souligné les scientifiques.

Il pourrait être, selon eux, opportun d'approfondir le sujet pour savoir si la forme du nez et la taille de la cavité nasale sont liées au risque de contracter une maladie respiratoire quand une personne vit dans un climat différent de celui où vivaient ses ancêtres.

ATS