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Le sort des dirigeants kurdes du HDP sera débattu par l'organe judiciaire du Conseil de l'Europe (archives)

KEYSTONE/LUKAS LEHMANN

(sda-ats)

Le parti turc pro-kurde HDP a annoncé lundi avoir saisi la Cour européenne des droits de l'homme à propos de l'incarcération illégale, selon lui, de ses dirigeants pour des délits liés au terrorisme. Selahattin Demirtas et Figen Yuksekdag ont écopé de lourdes peines.

L'arrestation en novembre des deux dirigeants du HDP (Parti démocratique des peuples) a provoqué un tollé international face à ce que les organisations des droits humains considèrent comme l'intensification de la répression visant l'opposition en Turquie.

Les procureurs ont requis des peines de 142 ans de prison contre Selahattin Demirtas et de 83 ans pour Figen Yuksekdag. Ils sont accusés entre autres d'avoir dirigé une organisation terroriste, incité à la violence et diffusé de la propagande à caractère terroriste, selon l'acte d'inculpation qu'a pu consulter Reuters.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan et le gouvernement turc considèrent que le HDP est une émanation du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatistes kurdes), qui mène une lutte de guérilla depuis 1984 dans le sud-est du pays.

Le HDP nie tout lien direct avec le PKK et souhaite la reprise de négociations de paix directes entre le pouvoir turc et l'organisation séparatiste armée, qu'Ankara, les Etats-Unis et l'Union européenne tiennent pour un groupe terroriste.

La Turquie est l'un des 47 pays membres du Conseil de l'Europe. Elle a signé la Convention européenne des droits de l'homme, de laquelle la Cour européenne des droits de l'homme, qui siège à Strasbourg, tire son autorité. Ses capacités à faire appliquer les décisions qu'elle rend sont toutefois restreintes.

ATS