Le patron de Migros s'attend à une stagnation des ventes


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Herbert Bolliger reconnaît avoir fait des erreurs, mais "ne regrette rien" (archives).

KEYSTONE/WALTER BIERI

(sda-ats)

Le patron de Migros Herbert Bolliger redoute une nouvelle stagnation des ventes cette année. Il voit toutefois une lueur d'espoir se profiler à l'horizon, car il estime que le tourisme d'achat a atteint son point culminant.

"L'euphorie n'est pas au rendez-vous", déclare-t-il dans un entretien diffusé dimanche par la NZZ am Sonntag: "Les chiffres d'affaires stagnent et les prix devraient rester sous pression en raison du franc fort".

Du côté des ventes, Migros va par exemple sentir que l'immigration a diminué, ajoute-t-il. La confiance des consommateurs et le ressenti de la situation financière se sont en revanche améliorés. "C'est pourquoi je crois qu'il n'y aura pas plus de Suisses qui traverseront la frontière pour aller faire leurs courses. Le plafond pourrait être atteint", poursuit M. Bolliger.

Le numéro un du commerce de détail helvétique a vu l'an passé ses revenus progresser de 1% au regard de 2015, à 27,7 milliards de francs. A titre de comparaison, Coop, l'éternel rival, a dégagé un chiffre d'affaires d'ensemble supérieur, soit 28,3 milliards de francs, en hausse de 5,1%.

Un nouveau chef doit prendre les commandes de Migros cette année, Herbert Bolliger partant à la retraite. Il a commencé sa carrière en 1983 pour le géant de l'alimentation et est devenu directeur général en 2005. Il reconnaît avoir fait des erreurs, mais "ne regrette rien", précise-t-il.

Il considère comme un succès le fait que Migros soit devenu un leader sur le marché en matière d'e-commerce. Il salue par ailleurs l'association "social et écologique" dans le cadre de Generation M.

ATS

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