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Aujourd'hui, le tunnel du Gothard est terminé. Le Lötschberg, partie intégrante des NLFA, n'est toujours lui que partiellement exploité (archives).

KEYSTONE/PETER KLAUNZER

(sda-ats)

Les Nouvelles transversales alpines (NLFA) incluaient outre le tunnel de base du Gothard, sur le point d'être inauguré, celui du Lötschberg. Le directeur des BLS, Bernard Guillelmon, plaide pour terminer cette ligne.

Le Lötschberg, ouvert en 2007, atteint aujourd'hui déjà ses limites de capacités. Planifié pour être doté de deux galeries, il a été redimensionné par le Conseil fédéral. Sur les 34,6 km, 21 km entre Frutigen (BE) et Ferden (VS) ne sont praticables que sur une seule voie. Sur ce dernier tronçon, seuls 15 km des 21 km du deuxième tube ont été percés.

D'après Bernard Guillelmon, cette deuxième galerie initialement prévue s'impose pour plusieurs raisons. "Si on veut développer le trafic voyageurs qui a déjà augmenté de plus 70% depuis l'ouverture du tunnel, il faudra se mettre à la demi-heure cadencée, ce qui nécessite un deuxième tube", a-t-il indiqué vendredi au Journal du matin de la RSR.

Sans compter le risque d'un blocage complet de l'axe du Gothard, comme il y a deux ans pendant un mois, qui avait entraîné un report du trafic vers le Lötschberg. Il continue d'exister.

Les flux de trafic de marchandises devraient eux aussi augmenter, de 60% d'ici 2030. Enfin, le Lötschberg nécessitera un assainissement vers 2040, ce qui impliquera une fermeture complète. Toutes ces raisons plaident pour terminer cette galerie.

Obstacles politiques

Deux options sont à l'étude: la première consisterait à terminer l'équipement de la partie du tunnel déjà percée sur 15 km. La seconde prévoit de finir le percement total sur les 7 derniers kilomètres et d'équiper entièrement la nouvelle ligne. "Pour nous à long terme, le deuxième scénario est la seule vraie option", selon Bernard Guillelmon.

Le patron des BLS est toutefois conscient des obstacles financiers et politiques. Cela dépendra du paquet à 7 ou 12 milliards de francs qui sera décidé pour l'aménagement ferroviaire et qui sera soumis au Parlement d'ici à 2018. Pour lui, seule l'enveloppe de 12 milliards permettra d'allouer à peu près 40% des fonds à la Suisse romande, sachant que cette partie du pays a à peu près 40% de longueurs de lignes.

En 2007, la BLS avait estimé entre 800 millions et 1,3 milliard de francs les coûts d'achèvement du tunnel de base. Outre les BLS, les cantons du Valais et de Berne font pression pour l'achèvement de cette ligne.

sda-ats

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