Le Premier ministre turc juge "productif" son entretien avec Merkel


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Le Premier ministre turc Binali Yildirim avait rencontré la chancelière allemande Angela Merkel le 18 février dernier (archives).

KEYSTONE/AP POOL Prime Minister's Press Service

(sda-ats)

Le Premier ministre turc Binali Yildirim a jugé "productif" son entretien téléphonique samedi avec la chancelière allemande Angela Merkel, selon les médias turcs. Cet échange s'est tenu sur fond de tensions après l'annulation de meetings pro-Erdogan en Allemagne.

"Nous avons eu un entretien bon et productif", a déclaré M. Yildirim, cité par CNN Türk. "Nos ministres des Affaires étrangères vont se rencontrer la semaine prochaine", a-t-il ajouté.

Mevlüt Cavusoglu et Sigmar Gabriel avaient déjà convenu lors d'un entretien téléphonique vendredi de se rencontrer mercredi, avait révélé un haut responsable turc.

Les relations entre Ankara et Berlin se sont nettement tendues après l'annulation en Allemagne de trois meetings de soutien au référendum sur l'extension des pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan.

"C'est une décision malheureuse, qui va à l'encontre de la démocratie et des libertés", avait estimé plus tôt samedi Binali Yildirim, lors d'un meeting pour le référendum à Kirsehir (centre), devant une foule en liesse. Il a également accusé l'Allemagne d'autoriser les opposants au texte à faire campagne, mais de l'interdire à "ceux qui aiment leur pays".

Accusation "aberrante"

La Turquie avait réagi très violemment à l'annulation des meetings jeudi et vendredi, accusant l'Allemagne d'oeuvrer pour une victoire du non à ce référendum. Angela Merkel avait répliqué que ces décisions ne relevaient pas de l'Etat fédéral, mais des compétences des communes.

Les turbulences entre Berlin et Ankara, constantes depuis le putsch manqué de juillet en Turquie, se sont aggravées après l'incarcération lundi pour "propagande terroriste" du correspondant germano-turc du quotidien Die Welt en Turquie, Deniz Yücel.

M. Erdogan a présenté vendredi M. Yücel comme un "représentant du PKK", les rebelles kurdes, et comme un "agent allemand". Une accusation jugée "aberrante" par Berlin.

ATS

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