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Le directeur général et le président de la SSR Gilles Marchand et Jean-Michel Cina, 2e et 4e depuis la gauche, ci-contre entourés de leurs prédécesseurs Viktor Baumeler et Roger de Weck, ont présenté vendredi leurs visions de leur média à l'avenir (archives).

KEYSTONE/PETER SCHNEIDER

(sda-ats)

La SSR est à la veille de grands défis, notamment la votation sur l'initiative "No Billag" en 2018. Si le peuple l'acceptait, ce serait "véritablement catastrophique", a déclaré son nouveau directeur général Gilles Marchand vendredi à Berne devant les médias.

En cas de "oui" au texte qui veut supprimer la redevance radio-TV, la Suisse ferait face à "un désert médiatique, c'est un fait", a lâché l'ancien directeur de la Radio Télévision Suisse (RTS), en réponse à un journaliste. En plus d'affaiblir considérablement le service public, 34 médias privés risqueraient de disparaître.

Selon lui, l'industrie cinématographique indigène serait aussi menacée. Un changement radical pour le paysage médiatique, qui souffrirait d'une diversité minée, d'après Gilles Marchand.

Que l'initiative soit approuvée ou que le Conseil fédéral décide de fixer la redevance à 350 francs, contre 451,10 francs par an et par ménage actuellement, il faudra s'adapter et diminuer les prestations de l'offre, ajoute M. Marchand. Néanmoins, la SSR n'envisage rien tant que le peuple ne s'est pas prononcé ou que le gouvernement n'a pas fixé le montant de la taxe.

Débat "trop auto-centré SSR"

Concernant une réduction volontaire du nombre de programmes, le Romand estime erroné de se focaliser sur la quantité. Il faut "changer de réflexion" et se demander ce qui est produit avec l'argent perçu. Il juge par ailleurs le débat sur le service public normal et sain, mais ajoute qu'on est "trop auto-centré sur la SSR".

Le successeur de Roger de Weck a défendu bec et ongles la nécessité de la redevance radio-TV: elle permet de garantir la qualité des programmes dans 5 langues, développer des programmes de niche et garantir l'indépendance du service public ainsi qu'une équivalence des prestations et une solidarité entre médias.

On a besoin de la redevance pour garantir la mission du service public, a renchéri Jean-Michel Cina, président de la SSR. La Suisse est composée de quatre - très - petits marchés, il est donc indispensable d'avoir un principe de solidarité qui passe par une redevance.

Une SSR affaiblie n'aide pas les médias privés, a encore souligné Gilles Marchand. Dans le contexte actuel, il est essentiel de renforcer la collaboration entre médias publics et privés. Il compte pour ce faire sur cinq projets concrets de coopération.

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ATS