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L'ambiance à la Bourse suisse reste marquée par l'incertitude qui a suivi les annonces de Donald Trump (archives).

KEYSTONE/GAETAN BALLY

(sda-ats)

La Bourse suisse a terminé mardi sur une petite hausse. A la clôture, l'indice vedette SMI progressait de 0,21% par rapport à la veille, à 8246,66 points.

Le SLI a également gagné 0,21%, à 1315,93 points, alors que l'indice élargi SPI a grappillé 0,10% à 9011,49 points. Sur les trente valeurs principales, 22 ont gagné du terrain, 7 en ont perdu et Lonza est resté sur ses marques.

Après le recul de 2% la semaine dernière et les pertes nettes de la veille, les titres à dividende ont visiblement profité de la décision de la Cour suprême britannique de soumettre à l'approbation du Parlement la demande officielle de retrait du pays de l'Union européenne. Les experts considèrent cependant que cela ne remet pas en cause la probabilité du Brexit.

Mais l'ambiance est surtout marquée par l'incertitude qui a suivi les "vagues" annonces de Donald Trump, qui ont frustré les investisseurs. Le manque d'annonces concrètes a une nouvelle fois limité l'appétit du risque dans les salles de marché à Wall Street. Les dernières données conjoncturelles américaines sont restées sans incidence sur le marché des actions.

Aryzta plonge

Lanterne rouge vif, le titre Aryzta a perdu près d'un tiers de sa valeur (32%, à 30,85 francs) au cours de la séance, après avoir lancé un sérieux avertissement sur résultats. Le boulanger industriel a vu son bénéfice amputé d'un cinquième sur les cinq premiers mois de l'exercice 2016/17.

Actelion (-3,3%) a également été malmené, perdant la plupart des 3,4% engrangés la veille. Le titre reste cependant toujours hautement valorisé par rapport au niveau précédant les spéculations d'une reprise par Johnson & Johnson (J&J). Le géant américain a de son côté annoncé la cession de ses activités liées au diabète, mais n'a pas voulu faire de commentaire quant à ses pourparlers avec le laboratoire d'Allschwil.

LafargeHolcim en tête

Dans le camp des poids lourds, les pharma Novartis (-0,7%) et Roche (-0,3%) ont pesé sur l'indice. Pour le premier, qui dévoilera demain (mercredi) ses résultats annuels, les analystes se montrent plutôt pessimistes, à l'image de Goldman Sachs, qui a raboté son objectif de cours pour le titre, assorti d'une recommandation "neutral".

Nestlé (+0,3%) en revanche a pu clôturer sur une note positive, malgré des possibles soucis avec les syndicats français à la suite de l'annonce d'une vaste restructuration de ses activités dans l'Hexagone.

La tête du classement revient à la cyclique LafargeHolcim (+3,5%). Les marchés anticipent un retour prochain du géant du ciment sur les fonts baptismaux, qui lui permettrait de se refaire une virginité en plus de se débarrasser de son appellation hybride héritée de la fusion. La nouvelle marque pourrait même redonner de l'élan au cours du titre, supputent d'optimistes observateurs.

Les titres bancaires se reprennent

Après un accès de faiblesse la veille, les bancaires sont revenues en force, Julius Baer engrangeant 2,2%, UBS 2% et Credit Suisse 1,1%. La banque aux trois clés, qui doit publier ses résultats vendredi, avait le vent en poupe après une confirmation de recommandation d'achat par HSBC qui maintient le titre dans sa liste "HSBC Europe Super Ten".

Parmi les gagnants du tableau SMI/SLI figurent encore Schindler (+1,8%), Sika (+1,3%) et SGS (+1,2%), qui a fait l'objet de quelques commentaires optimistes mardi.

ATS