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Les suppressions de postes envisagées concernent principalement l'administration. Ici, le siège des CFF à Berne (archives).

KEYSTONE/THOMAS HODEL

(sda-ats)

Les CFF vont supprimer 1400 emplois d'ici 2020. Dans le même temps, l'ex-régie créera 200 nouveaux postes. En présentant jeudi à Berne sa cure d'amaigrissement RailFit 20/30, l'ex-régie fédérale annonce des économies de 1,2 milliard de francs à la même échéance.

Les suppressions d'emplois se feront avant tout dans l'administration. Grâce à une meilleure productivité, il y en aura aussi dans le domaine de l'exploitation, indiquent les CFF dans un communiqué.

Le programme RailFit 20/30 vise à stabiliser autant que possible les prix dans le trafic voyageurs et à créer un cadre pour des innovations et de nouvelles offres. Quant aux 200 nouveaux emplois à créer, ils sont prévus pour faire face à la hausse du trafic.

Forte croissance

Les tendances dessinées par la Confédération d'ici à 2040 montrent qu'en trafics voyageurs et marchandises, il faut compter avec une forte croissance. D'ici à 2020, plus de 22 milliards de francs seront investis dans le matériel roulant, l'infrastructure, les nouvelles offres et services.

Les extensions de l'offre entraînent une augmentation des coûts pour les pouvoirs publics, qui cofinancent actuellement l'exploitation, l'entretien et le renouvellement de l'infrastructure ainsi que le trafic régional à hauteur de 2,3 milliards de francs par an.

Le niveau des coûts est également influencé par des standards de qualité élevés ou par des normes légales émanant de la Suisse ou de l'Union européenne. Cela débouche sur une forte progression des coûts globaux du système ferroviaire. Les fonds publics disponibles, en revanche, ne vont pas augmenter dans la même mesure, expliquent les CFF, qui disent par conséquent devoir se préparer à une telle évolution.

RailFit 20/30

En novembre 2015, l'ex-régie fédérale a lancé RailFit20/30. Il s'agit d'un programme centralisé de mise en œuvre de la stratégie CFF 2020 visant à ce que les prix restent autant que possible stables pour la clientèle du trafic voyageurs, voire baissent à long terme.

Il s'agit donc de réduire les coûts administratifs, améliorer la productivité de l'informatique, de l'entretien et de l'exploitation, investir et acquérir davantage avec moins de moyens, miser davantage encore sur des solutions avantageuses, tout en allégeant leur organisation et leurs processus.

Quelque 1400 emplois passent à la trappe. Les 200 nouveaux postes envisagés concernent principalement le personnel des trains et du nettoyage, pour faire face à l'augmentation du trafic. D'ici la fin 2020, les effectifs devraient être d'environ 32'100 équivalents plein temps (fin 2016: environ 33'200).

Prestations sociales à la baisse

Dans la mesure du possible, les suppressions de postes se feront par le biais des fluctuations naturelles et des départs à la retraite. Dans les groupes professionnels concernés, 500 collaboratrices et collaborateurs changent d'emploi chaque année, et 1300 départs à la retraite sont enregistrés.

En outre, un ajustement des prestations sociales est prévu. Les CFF entendent procéder à des corrections là où l'entreprise "se montre particulièrement généreuse". Par exemple, les CFF ont supporté seuls, jusqu'à présent, les cotisations risques de la Caisse de pensions.

À partir de janvier 2017, ils entendent répartir ces contributions de manière paritaire entre l'employeur et le personnel. Les déductions sur le salaire augmenteront ainsi de 0,8% pour toutes les collaboratrices et tous les collaborateurs.

sda-ats

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