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La Suisse a un rôle majeur à jouer dans le développement des fintech, estime EY (archives).

KEYSTONE/ALEXANDRA WEY

(sda-ats)

La Suisse se classe au 5e rang des pays européens en matière de préparation au réseau de l'information et de la communication. Si les consommateurs sont passés à l'ère du numérique, l'Etat et les entreprises sont à la traîne, relève EY dans une étude.

En plus d'être un pays sûr, stable, innovant et compétitif, la Suisse dispose également d'une infrastructure numérique de premier ordre: 91% des ménages ont accès à Internet.

"L'excellente place de la Suisse dans ce classement confirme que nous avons le potentiel nécessaire pour devenir une plaque tournante numérique de premier plan", souligne Marcel Stalder, directeur général d'EY Suisse, dans un communiqué publié mercredi.

Les Suisses sont en permanence connectés. Ils passent en moyenne 8 heures et 48 minutes par jour sur des appareils numériques, dont près de deux heures sur un smartphone.

Effets secondaires

Ce dernier est l'appareil privilégié pour la plupart des consommateurs. Il est utilisé pour effectuer des interactions simples, en déplacement et offre la meilleure réactivité, ainsi que des possibilités omnicanal, note EY. Les exigences des consommateurs sont toujours plus élevées, également dans les paiements numériques.

Cette évolution présente également des inconvénients. Parmi les effets secondaires figurent le sentiment d'être dépendant de son smartphone ou de sa tablette (21% des personnes interrogées), le sentiment d'être dépassé par le volume impressionnant des informations disponibles (23%) et l'impact négatif sur le niveau de stress et le sommeil (25% et 26%).

Selon l'étude "Digital Nations", le gouvernement peut jouer un rôle important pour façonner l'image de marque numérique de la Suisse, notamment dans le domaine de la cybersécurité. Un tiers des sondés estiment que le Conseil fédéral devrait promouvoir l'innovation numérique dans les entreprises par l'apport de fonds ou la gestion de programmes.

Essor de la fintech

Quant aux entreprises, elles doivent innover en permanence pour garder une longueur d'avance sur leurs concurrents et satisfaire une clientèle toujours plus exigeante dans le domaine numérique. "Les entreprises doivent faire avancer l'agenda numérique en interne pour rester compétitives au niveau mondial", estime Marcel Stalder.

La finance est l'un des secteurs dans lesquels les sociétés doivent passer à la vitesse supérieure. La Suisse pourrait révolutionner les services financiers avec la formation de la "Crypto Valley" à Zoug.

Les entreprises spécialisées dans les fintech y développent des solutions monétaires et de transactions numériques. La technologie de la chaîne de blocs ("blockchain"), à l'origine de la monnaie virtuelle bitcoin, offre de nombreuses opportunités.

Manifeste numérique

EY est membre fondateur de l'initiative digitalswitzerland. La plateforme a remis mardi lors du Worldwebforum de Zurich un manifeste numérique au ministre de l'économie Johann Schneider-Ammann.

Le texte définit des recommandations et revendications politiques, économiques et sociales pour donner à la Suisse un rôle de premier plan dans la transformation numérique mondiale.

ATS