Les gardiens de troupeaux veulent tirer plus facilement le loup


 Toute l'actu en bref

Les gardiens de troupeaux au Tessin veulent pouvoir tirer plus facilement le loup (archives).

KEYSTONE/WALTER BIERI

(sda-ats)

Les récents dégâts du loup au Tessin ont alerté la Société suisse d'économie alpestre (SAV). Pour elle, il faut assouplir le statut de protection du loup et mieux rémunérer les mesures de surveillance des troupeaux.

En l'espace de trois jours, 45 moutons ont été tués sur des pâturages protégés et dans une bergerie, a indiqué jeudi la SAV dans un communiqué. Déjà l'été dernier, le nombre de bêtes croquées a atteint des "records". La société n'est pas satisfaite du concept "Loup" de la Confédération et veut pouvoir tirer l'animal plus facilement.

Le canton du Valais a déposé une initiative allant dans ce sens. Le National l'a acceptée, mais une commission du Conseil des Etats temporise en attendant le message du Conseil fédéral sur la modification de la loi sur la chasse. Les deux Conseils sont cependant d'accord pour assouplir les dispositions protégeant le loup.

Chiffres revus à la baisse

L'office tessinois de la chasse et de la pêche considère pour sa part que les chiffres avancés par la SAV sont trop élevés. Début février, il y a eu deux attaques dans la Léventine qui ont tué 24 ovins. L'office n'a pas connaissance d'autres moutons tués par le prédateur au Tessin, a-t-il fait savoir jeudi.

Selon l'office, l'analyse ADN des traces de loup n'est pas encore prête. Elle est menée par l'Université de Lausanne qui doit la remettre dans les semaines à venir.

Il n'y a pas non plus de cas nouveau rapporté par la commission intercantonale sur la gestion du loup. Celle-ci a été contactée déjà début février. A partir de 25 moutons tués, c'est à elle qu'il revient de décider un tir du loup, rappelle l'office de la chasse et de la pêche.

ATS

 Toute l'actu en bref