Toute l'actu en bref

Les Suisses iraient plus facilement acheter de l'alcool de l'autre côté de la frontière (archives).

KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI

(sda-ats)

La consommation d'alcool des Suisses reste constante. Elle n'a pas évolué de manière significative entre 2014 et 2015. Mais, selon les nouvelles estimations, les amateurs de vin et de spiritueux font davantage leurs courses à l'étranger.

Chaque Suisse a consommé en moyenne l'an dernier 55,8 litres de bière, 35,3 litres de vin, 3,7 litres de boissons spiritueuses et 1,7 litre de cidre. Seul le vin affiche une légère hausse (35,1 litres en 2014), selon les chiffres publiés jeudi par la Régie fédérale des alcools.

En alcool pur, cela représente 8,1 litres par habitant. Près de la moitié est consommée sous forme de vin (3,9 litres). Pour le reste, cela représente 2,7 litres pour la bière, 1,5 litre pour les boissons spiritueuses et 0,1 litre pour le cidre.

Achats à l'étranger

Si les chiffres restent stables, un autre phénomène est mis en avant par la statistique: la hausse des quantités d'alcool importées en franchise de taxe dans le cadre du trafic touristique. Selon les nouvelles estimations de la Régie fédérale, on s'est procuré deux fois plus de vin de cette façon: 135'976 hectolitres en 2015 contre 63'000 en 2014. La consommation totale affiche 2,9 millions d'hectolitres.

Les importations de boissons spiritueuses en franchise de taxe ont augmenté de 25%. Elles ont atteint l'équivalent de 18'934 hectolitres d"alcool pur, sur un total de 122'828 hectolitres.

Pour la première fois, des extrapolations ont été faites pour les bières. On estime que 40'323 hectolitres ont été importés en franchise d"impôt, soit moins de 1% de la consommation totale.

La législation a changé depuis le 1er juillet 2014. Il est désormais possible de ramener de l'étranger jusqu'à cinq litres de vin ou de bière, contre deux auparavant. Pour les alcools plus forts (18% et plus), la limite est restée fixée à un litre par personne.

Vente aux mineurs

Le taux de vente d'alcool à des mineurs a quant à lui diminué, passant de 33,7 à 29%. Les bars sont les moins regardants (52%) tout juste devant les manifestations et les fêtes (45,4%) alors que le taux n'atteint que 18,8% dans les stations-service.

Ces ventes illicites sont plus fréquentes après 19h00 (taux de 35,6%) qu'avant (26,5%). Une hausse est observée en juin et juillet mais surtout en décembre. Selon la Régie fédérale, cela pourrait s'expliquer par l'engagement de davantage de personnel de vente peu formé durant ces périodes de l'année.

sda-ats

 Toute l'actu en bref