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Les jeunes des partis de gauche et de droite sont divisés sur AVSplus. Les uns y voient un système solide et les autres craignent un trou d'un milliard.

KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI

(sda-ats)

Dix jours avant les votations sur AVSplus, les jeunes de partis de droite et de gauche ont présenté leurs arguments. Ils veulent mobiliser l'électorat jeune, qui serait à lui seul capable de faire pencher la balance.

Les jeunes de six partis bourgeois ont organisé une action de rue vendredi à Berne pour donner un carton rouge à l'initiative AVSplus. Ils estiment que cette dernière met en péril le contrat intergénérationnel. L'initiative conduirait à une solidarité unilatérale des jeunes envers les personnes retraitées.

De nombreux jeunes ont peur de se retrouver un jour sans rente. "Les jeunes veulent prendre part au contrat entre les générations. Mais ils doivent avoir confiance dans un système qui fonctionne et qui respecte les promesses de rentes", a déclaré le président des jeunes UDC, Benjamin Fischer.

Pour les jeunes de l'UDC, du Parti évangélique, du PDC, du PBD, des Vert'libéraux et du PLR, le système ne peut fonctionner que si l'initiative est refusée. L'âge de la retraite doit être relevé à 67 ans ou le taux de conversion doit être rabaissé.

Un trou d'un milliard serait en train de mettre en péril notre AVS à cause du vieillissement de la population. "Les sondages montrent que 70 pourcents des jeunes sont contre AVSplus", a déclaré le président des jeunes PLR Andri Silberschmidt.

Les jeunes aux urnes

Ces jeunes doivent absolument se rendre aux urnes, pour que le "non" l'emporte. C'est pourquoi les jeunes des partis bourgeois vont "tous les jours" dans la rue, insiste Andri Silberschmidt. Ils savent que ce sont surtout les générations les plus âgées qui votent.

La gauche ne chôme pas non plus. Pour mobiliser la jeunesse dans la dernière phase avant les votations, elle table sur les médias sociaux et sur les courriels. C'est ce qu'a expliqué Mirco Gurini, vice-président ad interim de Jeunesse.Suisse, la section jeune de Travail.Suisse, en conférence de presse vendredi à Berne.

La présidente de jeunes socialistes (JS), Tamara Funiciello, a condamné une campagne basée sur la peur des coûts et de l'évolution démographique. Selon elle, les expéditeurs de ces études sont les banques, les assureurs et des fondations ou instituts universitaires qui leur sont proches.

"Ce n'est pas par hasard", a déclaré Tamara Funiciello. Les banques et les assurances gagnent beaucoup d'argent avec le deuxième et le troisième pilier. Rien qu'en 2013, ils ont gagné 6,4 milliards de francs avec le troisième pilier, alors que cet argent échappait aux assurés.

Un système avantageux

Cela ne se passe pas ainsi avec l'AVS, a expliqué le co-président des jeunes verts Ilias Panchard. L'AVS, qui serait à l'article de la mort selon le camp bourgeois, est en fait un système extrêmement stable. "Ces 40 dernières années, le nombre de rentes versées a doublé sans qu'il faille une seule fois augmenter le pourcentage de salaire perçu".

Cette performance s'explique selon lui par l'augmentation des salaires et par l'augmentation du nombre de cotisants. "Les rentrées de l'AVS augmentent ainsi automatiquement". L'AVS présente en fait le meilleur rapport coûts prestations.

sda-ats

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