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La cheffe du PLR Petra Gössi samedi devant les délégués du parti à Fribourg.

ats

(sda-ats)

Les délégués du PLR ont entamé samedi à Fribourg les débats sur la stratégie énergétique 2050 du Conseil fédéral. Le parti est divisé sur le premier paquet qui sera soumis au peuple le 21 mai à la suite du référendum de l'UDC.

La président du parti Petra Gössi a demandé que les débats se déroulent dans la sérénité: "Montrez-vous passionnés, certes, mais équitables. Pas de coups bas".

Elle n'a pas argumenté elle-même sur le dossier, mais elle a tenu à faire connaître d'emblée sa position: quand le Conseil national s'est penché sur la question l'automne passé, elle a voté contre.

Les députés PLR avaient voté en ordre dispersé: 17 pour, 13 contre, et 1 abstention. Au Conseil des Etats, les représentants du PLR avaient été plus unis: 11 pour, 1 contre et 1 abstention.

Cette stratégie vise un tournant vers une Suisse sans énergie nucléaire. Aucune nouvelle centrale ne devrait être construite. L'énergie de l'atome devrait être progressivement remplacée par celle produite par le vent, le soleil, l'eau ou les déchets. Ménages et entreprises devraient réduire leur consommation d'énergie.

"Pragmatique"

Ce projet est "un compromis pragmatique", le projet initial du Conseil fédéral a été "revu et corrigé", a argumenté samedi le conseiller aux Etats zurichois Ruedi Noser. Selon lui, l'économie et la population en profiteront: le renouvellement des parcs de bâtiments permettra de maintenir des emplois en Suisse. Il a appelé à ne pas laisser les partisans du référendum être maîtres du jeu.

Le conseiller national fribourgeois Jacques Bourgeois a dit tout le bien qu'il pense de ce premier paquet de la stratégie: "un paquet innovatif, qui va dans le sens du développement technologique et économique". En cas de non, la Suisse risque selon lui de "rester sur le quai" et de laisser passer les opportunités.

"Bricolé"

"Il ne faut pas confondre innovation et subventions", a rétorqué le conseiller national bernois Christian Wasserfallen, salué par des applaudissements dans la salle. La Zurichoise Doris Fiala a déploré que certains libéraux-radicaux aient changé leur fusil d'épaule parce que la conseillère fédérale "Doris Leuthard a su faire miroiter des subventions" au monde économique.

Doris Fiala a critiqué une loi "bureaucratique et inefficace" qui rendra l'énergie plus chère. De son côté, le conseiller national genevois Benoît Genecand a dénoncé "un projet bricolé, dans le contexte de l'émotion post-Fukushima".

ATS