Les paysans uranais lancent une initiative contre le loup


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Les paysans d'Uri veulent limiter les effectifs du loup (archives).

KEYSTONE/PHOTPRESS/WWF/GIANCARLO MANCORI

(sda-ats)

Les paysans uranais lancent une initiative populaire dans leur canton visant à réguler les effectifs des grands prédateurs comme le loup. La décision a été prise à l'unanimité vendredi soir lors d'une assemblée de l'union paysanne uranaise.

Il faudra réunir 600 signatures pour faire aboutir l'initiative, dans un délai ouvert. Les paysans veulent que le canton émette des directives à propos des grands prédateurs: celles-ci doivent prévoir aussi une limitation des effectifs.

Selon les agriculteurs, les autorités sont trop timides sur ce point. Il faut absolument agir contre les dégâts causés par les loups, explique Mme Loretz du comité de l'union paysanne uranaise. Ceux-ci s'approcheraient toujours plus des fermes et entrent dans les étables. L'an dernier, un loup a été abattu après avoir tué plus de 70 animaux de rente.

Le Parlement uranais a déjà manifesté son inquiétude face à la présence du prédateur dans le canton. Il a demandé à l'exécutif de prendre des mesures plus strictes contre le canidé en l'excluant notamment de certaines zones.

Initiative valaisanne

En Valais, la mobilisation politique contre les grands prédateurs se montre plus radicale qu'à Uri. Les citoyens auront à se prononcer sur une initiative populaire lancée par le PDC du Haut-Valais et déposée en janvier.

Le texte exige une régulation du nombre de loups, de lynx et d'ours. Il appartiendrait au canton de décider combien de grands prédateurs il entend tolérer sur son territoire.

ATS

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