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Lors de l'ouverture des pourparlers à Genève, l'émissaire de l'ONU sur la Syrie Staffan de Mistura a admis qu'"il reste du travail à faire".

KEYSTONE/EPA KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

(sda-ats)

Les parties au conflit syrien négocient à nouveau à l'ONU à Genève, après près de six ans de violences. Les divisions de l'opposition ont marqué jeudi cette première journée, qui aura vu malgré tout le gouvernement et ses adversaires autour de la même table.

"Mon rêve, comme médiateur, est d'avoir une délégation de chaque côté", a affirmé devant la presse l'émissaire de l'ONU sur la Syrie Staffan de Mistura, dix mois après les précédentes discussions à Genève. Il a admis qu'"il reste du travail à faire" pour unifier le Haut Comité des négociations (HCN), principal groupe d'opposition, et les autres entités dites du Caire et de Moscou considérées comme plus proches du gouvernement.

"Des efforts significatifs ont été réalisés ces dernières semaines, et peut-être même ces dernières heures", a souligné toutefois l'émissaire. Auparavant, un membre du groupe du Caire avait admis que la position de l'opposition n'était pas unifiée. "C'est très difficile", avait-il affirmé.

Un avis que partage l'émissaire. Il a répété ne pas attendre de percée immédiate dans cette série de pourparlers. Sur le fond, les discussions doivent porter sur la "transition politique" établie par la résolution 2254 du Conseil de sécurité. Ce document prévoit un gouvernement inclusif, une nouvelle Constitution et des élections contrôlées par l'ONU.

Opposition sur Bachar al-Assad

Le retrait ou le maintien du président syrien Bachar al-Assad reste la principale question qui divise les parties. M. de Mistura souhaite aussi aborder la situation des détenus.

M. de Mistura a ouvert formellement les pourparlers en réussissant à rassembler dans la même salle toutes les parties, aspect symbolique s'il en est. "Les Syriens veulent désespérément une fin à ce conflit. Et vous le savez", a-t-il dit. Il en a appelé à la "responsabilité historique" de chaque groupe.

D'un côté se trouvait la délégation du gouvernement emmenée par l'ambassadeur à l'ONU à New York Bachar al-Jaafari. De l'autre, le HCN présidé par Nasr al-Hariri et dont le chef négociateur est Mohammed Sabra. Mais aussi, à deux tables séparées à côté d'eux, les chefs des groupes du Caire et de Moscou Jihad Makdissi et Qadri Jamil.

Lors de la précédente série de discussions à Genève l'année dernière, gouvernement et opposition ne s'étaient pas retrouvés aussi proches. Depuis, ils se sont vus à Astana sans pour autant se parler, lors d'une réunion pour consolider la trêve. Une cessation des hostilités qui "tient", selon M. de Mistura, même si elle est fragile.

Pas encore de pourparlers directs

Vendredi, M. de Mistura doit rencontrer de manière bilatérale, comme jeudi, les différents groupes. L'objectif est d'établir les règles de procédure et le programme de travail. De son côté, le HCN est favorable à des négociations directes.

La cérémonie de lancement a eu lieu en présence des représentants des pays du Groupe international de soutien à la Syrie (GISS). Parmi ces Etats figurent la Russie, alliée de Bachar al-Assad, la Turquie, qui semble moins proche du HCN qu'auparavant, ou encore l'Iran.

Ces trois pays ont pris de l'importance en organisant la réunion d'Astana, au Kazakhstan. De leur côté, les Etats-Unis, tournés davantage vers la lutte contre l'Etat islamique (EI), doivent encore clarifier leur position.

ATS