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Les journalistes genevois ont décerné la Genferei d’or 2014 aux Services industriels de Genève (SIG) pour leur "brassage d’air à prix d’or". Cette récompense distingue la meilleure "genevoiserie" des douze derniers mois.

Défendue dans un sketch interprété avec brio par Eric Lecoultre, journaliste au "Courrier", la politique d’investissement des SIG dans l’éolien avait tout pour décrocher ce prix humoristique: un projet énorme, des rebondissements incessants, une démission et des audits en cascade pour une concrétisation proche de zéro, a énuméré le journaliste.

Les SIG ont ainsi devancé sans peine les trois autres lauréats. Les retards du CEVA ont terminé deuxièmes, la politique carcérale du canton troisième et la plage des Eaux-Vives bloquée par un recours quatrième. Les quelque 50 journalistes réunis jeudi soir ont voté à bulletins secrets.

Projet mal ficelé

Genève se distingue régulièrement par ses affaires. Toutes ne sont pourtant pas des Genferei. Pour revendiquer cette AOC, une Genferei doit s'apparenter à un projet si mal ficelé qu'il se démonte de lui-même tout en coûtant très cher. Il implique souvent plusieurs autorités et est lourd de conséquences imprévues s'apparentant à la gaffe. Une Genferei participe aussi au rayonnement du canton au-delà de ses frontières.

Le prix sera remis jeudi prochain au nouveau directeur général des SIG Christian Brunier. Il s'agit d'une feuille dorée du marronnier fou de la Treille. Cet arbre devance régulièrement le marronnier officiel dont l'éclosion de la première feuille annonce l'arrivée du printemps.

ATS