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Malgré un recul constant, le dialecte tessinois connaît un regain d'intérêt parmi les jeunes depuis quelques années (image symbolique).

KEYSTONE/KARL MATHIS

(sda-ats)

Moins d'un Tessinois sur trois parle le dialecte à la maison. Le recul est continu depuis les années 1970. En cause, l'absence de transmission des parents aux enfants et l'immigration croissante, qui amène avec elle d'autres langues.

Par rapport au dernier sondage réalisé en 2000, la part de la population utilisant le dialecte est passée de 36% à environ 30%, selon l'Office tessinois de la statistique. L'enquête a été publiée cet été et comprend la période entre 2000 et 2012.

Il s'agit d'un recul constant, mais qui n'est pas aussi marqué que lors de la période précédente entre 1990 et 2000. En 2010, seul 1,7% de la population suisse disait parler un dialecte tessinois en famille. Ce dernier n'est toutefois pas en train de disparaître, selon un expert.

Matteo Casoni, de l'Observatoire cantonal des langues, note ces dernières années un retour du patois chez les jeunes. Il est notamment assidûment utilisé dans les réseaux sociaux et pour le marketing.

Cote de l'italien en baisse

L'italien et les dialectes tessinois restent en marge des autres langues nationales. En dehors des territoires italophones, l'Office cantonal constate que toujours moins d'Helvètes s'expriment dans la langue de Dante. En 1970, environ 11% de la population mentionnait l'italien comme langue principale. En 2010, cette part a baissé à 8%.

sda-ats

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