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Comparaison n'est pas raison entre le Brexit et la votation du 9 février 2014 (photo symbolique)

KEYSTONE/AP/MATT DUNHAM

(sda-ats)

Le Brexit, sur toutes les lèvres depuis vendredi, se taille la part du lion dans la presse dominicale. Mais les questions liées à l'immigration et à la libre circulation ne sont pas en reste. Voici les titres:

Dans un entretien au Matin Dimanche, le président de la Confédération, Johann Schneider-Amman souhaite "trouver un compromis avec l'UE pour la mise œuvre de l'initiative contre l'immigration de masse" et de son point de vue, "une limitation chiffrée de la libre circulation n'est pas possible". Il plaide pour la "solution qualitative" du modèle Ambühl. A la suite du référendum britannique, le Bernois profite de rappeler l'importance des bilatérales qui nous permettent de garder "notre souveraineté politique" tout en ayant "accès au marché intérieur européen". Il met en garde contre une comparaison "dangereuse" entre le Brexit et la votation du 9 février 2014, car "la Suisse connaît une situation très particulière".

Le Matin Dimanche: Et si le Brexit projetait l'arc lémanique sur le devant de la scène ? Quelques banques privées genevoises, présentes à Londres, sont déjà en train de revoir leur positionnement face à la City. Pour le directeur de la Fondation Genève Place Financière, Edouard Cuendet, "l'arc lémanique dispose de marchés de niche qui peuvent attirer des divisions de grandes banques". Et le ministre genevois Pierre Maudet d'y voir "une vraie carte à jouer". Tous deux exhortent Berne à accélérer la mise en oeuvre de la RIE III, l'accès au marché européen et la défense de la libre circulation des personnes.

Schweiz am Sonntag: Le chef de la diplomatie suisse, Didier Burkhalter, estime que le départ de la Grande-Bretagne de l'UE offre des chances à la Suisse de résoudre le conflit lié à la libre circulation des personnes qui empoisonne les relations entre Berne et Bruxelles. "La Suisse et l'UE doivent avoir le courage de trouver ensemble une solution à l'amiable et juridiquement sûre afin de régler l'immigration", affirme-t-il dimanche. D'après lui, la Suisse pourrait être un laboratoire d'essais pour l'Union européenne, en regard des négociations qu'elle doit mener avec la Grande-Bretagne.

Le Matin Dimanche: Isabelle Moret (PLR/VD) défend la nécessité d'une filière d'apprentissage pour les réfugiés. La conseillère nationale a déposé une interpellation pour qu'une telle formation, étalée sur 3 ou 4 ans, voie le jour pour les réfugiés dont la demande d'asile a été acceptée. "Il faut investir dans un programme d'intégration dans le monde du travail pour ces personnes qui ne repartiront pas", détaille-t-elle. Et l'élue de critiquer la solution "minimaliste" du Conseil fédéral, développée par le Secrétariat d'Etat aux migrations.

Le Matin Dimanche: L'initiative sur l'économie verte suscite la sympathie des Suisses, selon un sondage de l'institut Link mandaté par les Verts. Parmi les interrogés, "80 à 90% des sondés reconnaissent les enjeux visés par notre initiative et adhèrent aux solutions proposées", indique, surprise, Adèle Thorens, l'ancienne coprésidente du Parti écologiste suisse. EconomieSuisse considère de son côté que ce sondage "n'apprend rien de nouveau". L'organisation faîtière compte combattre cette initiative sur laquelle voteront les Suisses le 25 septembre. Selon elle, le texte ne viserait que la décroissance.

NZZ am Sonntag: La Commission de la concurrence (COMCO) et le Secrétariat à l'économie (SECO) se montrent critiques envers l'offre de la SSR dans une prise de position interne liée au rapport sur le service public. Selon les propos de sa vice-directrice Carole Söhner, la COMCO pourrait limiter temporairement les prestations de la SSR afin d'évaluer des questions relatives à la concurrence. Car "d'un point de vue concurrentiel, il n'est besoin d'un service public que si le marché tombe en panne", déclare Carole Söhner. Concrètement, la SSR ne devrait intervenir que si les médias privés ne peuvent se permettre quelque chose. Le SECO aurait exigé un examen de l'offre de la SSR et la limiter à ce qui est absolument nécessaire.

Zentralschweiz am Sonntag: Le service de taxi Uber possède un "potentiel énorme" selon le directeur de l'Office fédéral des routes (OFROU), Jürg Röthlisberger. Son interdiction n'est donc pas envisageable, explique-t-il dimanche. Il plaide toutefois pour des changements législatifs. Les chauffeurs de taxi travaillent actuellement selon des conditions très strictes comme des prescriptions concernant les temps de pauses ou l'obligation de transport. "Uber n'a pas tout ça. Nous voulons créer des conditions égales pour tous", ajoute M.Röthlisberger. Le directeur de l'OFROU souligne encore que les taxis sont critiques, à juste titre, sur le fait qu'Uber évolue dans une zone encore juridiquement grise.

sda-ats

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