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Une bonne nouvelle pour les victimes de l'amiante et leurs proches (Photo symbolique).

KEYSTONE/EPA/RICCARDO ANTIMIANI

(sda-ats)

Les victimes de l'amiante devraient recevoir rapidement un soutien financier et psychologique. La table ronde présidée par l'ex-conseiller fédéral Moritz Leuenberger propose une solution qui satisfait en particulier l'Union syndicale suisse.

Chaque année en Suisse, près de 120 personnes contractent une tumeur maligne de la plèvre ou du péritoine (mésothéliome). Elles ont inhalé bien des années auparavant une quantité cancérogène de fibres d'amiante, rappelle jeudi l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) dans un communiqué.

Parmi les personnes touchées, une trentaine ne reçoit aucune prestation de l'assurance accidents obligatoire (LAA), car leur maladie n'est pas reconnue comme liée à une activité professionnelle. Les prestations seront financées grâce à un fonds qu'il s'agit encore de créer.

Sur un pied d'égalité

Tous les patients ayant contracté un mésothéliome après 2006 ont droit à une indemnisation et recevront tous le même soutien, qu'ils soient assurés selon la LAA ou non, annonce l'OFSP. La somme concrète que le fonds versera dépendra de plusieurs facteurs: prestations déjà reçues, année où la maladie s'est déclarée et revenu lors de son apparition.

Des rémunérations forfaitaires et uniques sont également prévues pour les proches d'un patient décédé. L'OFSP précise que quiconque perçoit une indemnisation devra renoncer à des actions de droit civil. La table ronde souhaite aussi que les plaintes en suspens soient réglées par voie extrajudiciaire, en recourant notamment au fonds.

Suivi psychologique gratuit

Les autorités estiment également que le suivi psychologique des personnes touchées et de leurs proches est insuffisant. En collaboration avec les institutions existantes, un tel service d'assistance doit être mis en place pour proposer des offres gratuites et accessibles.

Selon la table ronde mise en place par le ministre de la santé Alain Berset, composée de représentants des personnes affectées par l'amiante, d'entreprises ayant travaillé avec ce matériau, de syndicats, de l'économie, de la Suva et de la Confédération, les coûts à venir devraient s'élever à 100 millions de francs jusqu'en 2025. Utilisé dans les années 1960 et 1970 dans la construction, l'amiante a été interdit en 1989.

Soutien syndical

Dans un communiqué, l'Union syndicale "se félicite du compromis trouvé". Selon elle, un grand pas en avant est fait pour surmonter la catastrophe de l'amiante et atténuer ses effets dévastateurs sur la situation financière des personnes concernées. L'USS compte maintenant sur des progrès rapides et des engagements fermes de la part de la table ronde en matière de dotation financière du fonds.

sda-ats

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