Ligue des champions: grand spectacle à Manchester


 Toute l'actu en bref

Manchester City et Monaco ont enchanté l'Europe. Leur affrontement en 8e de finale aller de la Ligue des champions s'est avéré superbe. City s'est imposé 5-3 après avoir été mené deux fois.

Huit buts. Un penalty manqué, une kyrielle d'actions chaudes. Des émotions, des erreurs, des retournements de situation. Quand il est joué de cette manière, ce qui est hélas trop rare de nos jours dans un monde de gestionnaires, le football mérite pleinement son appellation de sport-roi.

L'évolution du score résume bien ce que fut cette soirée de folie. Les Anglais ont frappé les premiers par Sterling (26e), mais les visiteurs menaient à la pause après des buts de Falcao (32e) et du jeune Mbappé (40e). A la reprise, Aguëro égalisait (58e) avant une nouvelle réalisation du capitaine monégasque (61e), qui se faisait pardonner un penalty manqué à la 50e.

La réaction de City

Alors que Monaco semblait parti pour l'exploit, Manchester City relevait la tête. Et comment! Agüero remettait les deux équipes à 3-3 (71e). Puis le défenseur Stones, coupable sur le troisième but des visiteurs, se rachetait à son tour en jaillissant au deuxième poteau pour remettre les siens en position de force. Les Citizens y allaient même d'un cinquième but par Sané (82e).

Avec Pep Guardiola d'un côté et Leonardo Jardim de l'autre, soit deux entraîneurs apôtres d'un jeu offensif, les attentes étaient grandes. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que, pour une fois, le spectacle a été au rendez-vous. Vitesse, prise de risques, jeu vertical, pressing: il y en a eu pour tous les goûts sur la pelouse mancunienne.

Les Monégasques ont débuté en pressant de manière incroyable les Anglais, très haut dans le terrain. Jardim avait sans nul doute noté la faiblesse du jeu de pied de Caballaro, ainsi que le manque de sérénité de la charnière Otamendi - Stones. Mais au final, même si ces éléments ont été confirmés par les faits, cela n'a pas suffi. Car le potentiel offensif de Manchester City est tout aussi impressionnant que la porosité de son secteur défensif. Le match retour s'annonce déjà prometteur...

L'Atletico plus fort

On le pressentait, le Bayer Leverkusen n'a pas vraiment le calibre nécessaire pour rivaliser avec l'Atletico Madrid. Plus expérimentés, avec quand même deux finales lors des trois dernières saisons, les Colchoneros ont démontré un réalisme et une maturité supérieurs aux Allemands, s'imposant 4-2.

Ils ont exploité rapidement les largesses défensives du Bayer. A la 17e, Saul Niguez déboulait sur le côté droit avant d'ajuster la lucarne de Leno. Huit minutes plus tard, une grossière erreur de l'ancien Bâlois Dragovic à mi-terrain profitait à Gameiro, qui partait en contre avant de servir Griezmann pour le 0-2.

Le Bayer réduisait le score à la 48e par Bellarabi. Mais les Espagnols restaient plus dangereux. Peu après avoir ajusté la transversale, Gameiro redonnait deux buts d'avance au sien sur un penalty qu'il avait obtenu. Malgré un autogoal de Savic, les Allemands n'arrivaient pas à éviter la défaite. L'Atletico se donnait même un matelas de sécurité grâce au 4-2 signé par l'éternal Torres.

ATS

 Toute l'actu en bref