Ligue des champions: le Barça réalise l'impensable


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Remuntada! Remuntada! Remuntaaaadaaaaaaaa!!!

Humilié 4-0 à Paris, le FC Barcelone a réussi l'impensable en s'imposant 6-1 au Camp Nou contre le PSG, arrachant son dixième quart de finale consécutif en Ligue des champions. Arracher est le mot qui convient: Sergi Roberto a fait chavirer le peuple blaugrana à la... 95e.

Non, le Barça n'est pas mort. Peut-être vit-il une période de transition, il conserve toutefois suffisamment d'âme et d'armes pour mettre au pas ce qui se fait de mieux sur les rectangles verts du monde entier. Sa prestation mercredi, entre intelligence, talent et orgueil, est une piqûre de rappel que les cadors du continent feraient bien de prendre au sérieux.

Le PSG, perdu dans le même néant que les Catalans à l'aller, avait cru avoir fait le plus dur en interrompant l'hémorragie à la 62e par Edinson Cavani (3-1). Soulagement éphémère car le FC Barcelone, c'est "més que un club". C'est une histoire, un géant, un colosse.

Paris a plié une première fois après moins de trois minutes de jeu devant un Luis Suarez profitant de la légèreté de l'axe français et de la faiblesse récurrente du portier Kevin Trapp. Il a commencé de vraiment trembler à la 40e, quand Layvin Kurzawa a marqué un but contre son camp provoqué par une talonnade autant malicieuse que désespérée d'Andres Iniesta, lequel avait abusé un Marquinhos pas au niveau. Il a posé un genou à terre à la 50e après un penalty consécutif à une faute de Thomas Meunier sur Neymar, transformé par Lionel Messi. La remuntada invoquée par tout le peuple blaugrana n'avait plus rien d'un lointain mirage.

Le Camp Nou a continué d'y croire, même après la réalisation de Cavani. Et, encore plus important, les joueurs aussi. Neymar en particulier, lumineux, auteur du 4-1 à la 88e, du 5-1 à la 90e (penalty) et de la passe décisive pour Sergi Roberto dans le temps additionnel. La charnière Marquinhos - Thiago Silva était une nouvelle fois dépassée dans le moment de vérité, ces moments qui forgent les légendes et marquent les différences entre les bonnes équipes et les grands clubs.

Paris rêve de demi-finale de Ligue des champions et, après quatre échecs consécutifs en quart, tombe cette année dès les huitièmes (l'importance de terminer premier de sa poule pour éviter des monstres comme le Barça...) Une désillusion qui aura forcément des conséquences. Pour le coach Unai Emery en premier lieu, déconfit, prostré sur son banc de touche. Tandis que son homologue jubilait avec sa troupe sur la pelouse. Ce même Luis Enrique dont certains voulaient se débarrasser et qui a annoncé qu'il quitterait Barcelone au terme de l'exercice...

ATS

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