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Jean-Luc Mélenchon explique avoir fait avec Benoît Hamon "l’examen de la situation" et "le tour de nos convergences et de nos divergences" (archives).

KEYSTONE/EPA/ETIENNE LAURENT

(sda-ats)

Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon ont mis fin dimanche à l'idée d'une alliance susceptible d'assurer une présence de la gauche au second tour. Ils sont tous deux candidats respectifs du Parti socialiste et de "La France insoumise" à l'élection présidentielle.

Depuis la victoire fin janvier de Benoît Hamon à la primaire organisée par le Parti socialiste, les deux hommes s'étaient dits régulièrement prêts à discuter d'un rapprochement. Mais aucune rencontre n'avait jusqu'à présent eu lieu.

Les deux candidats se sont finalement vus vendredi soir à Paris lors d'une rencontre sur laquelle très peu d'éléments ont dans les premiers temps filtré. Elle se serait tenue, selon le site internet Diacritik, dans un restaurant du 20e arrondissement et aurait duré deux heures.

"Oui, nous nous sommes vus", a confirmé Benoît Hamon, invité du journal de 20h sur TF1 dimanche soir.

Jean-Luc Mélenchon "m'a confirmé ce que je savais, c'est qu'il sera candidat, dont acte, la situation est maintenant claire", a-t-il ajouté. "C'est pour cela que moi, maintenant, je me tourne vers les Français, tous les Français de gauche".

"Ceux qui sont de gauche et peuvent avoir l'intention de voter Emmanuel Macron, ceux qui sont de gauche et qui peuvent avoir l'intention de voter Jean-Luc Mélenchon", a-t-il poursuivi. "Moi, je leur dis aujourd'hui à ces citoyens de gauche : c'est un moment historique, la gauche qui vient, la gauche de demain, j'ai commencé à la rassembler, à la fabriquer, je veux qu'elle puisse se projeter vers ce que j'ai appelé un futur désirable".

Respect mutuel

Dans un communiqué publié dimanche soir, Jean-Luc Mélenchon explique avoir fait avec Benoît Hamon "l’examen de la situation" et "le tour de nos convergences et de nos divergences."

"À cinquante jours du premier tour, il n’est pas possible de régler la différence qui, par exemple, nous sépare sur la question essentielle de l’Europe", écrit le co-fondateur du Parti de gauche. "Je n’ai pas été surpris qu’il me confirme sa candidature et il ne l’a pas été que je lui confirme la mienne. Nous sommes convenus d’un code de respect mutuel dans la campagne."

"Plus que jamais, la tâche de 'La France insoumise' et de ses alliés est de convaincre cette moitié des Français qui n’a pas encore fait de choix de vote", ajoute-t-il.

L'alliance Hamon-Mélenchon, dont l'idée travaille depuis fin janvier une partie de l'électorat de gauche, était jugée ces dernières semaines peu probable par certains observateurs au vu des divergences importantes entre les deux candidats, notamment sur la question européenne.

A l'heure actuelle, Benoît Hamon arrive en quatrième position dans les intentions de vote pour le premier tour de l'élection présidentielle, devançant de quelques points Jean-Luc Mélenchon. En additionnant leurs scores, les deux hommes arrivent en première ou en deuxième position.

ATS