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Le PDC soutient la loi sur la procération assistée et la réforme de l'asile, soumises au vote le 5 juin. Le parti rejette les trois initiatives, à savoir celle dite de la "vache à lait", celle pour un revenu de base inconditionnel et celle en faveur du service public.

Sujet délicat et controversé au sein du PDC, le vote sur la loi d'application sur le diagnostic préimplantatoire a été serré. Les délégués présents à Winterthour samedi lui ont accordé leur soutien par 191 voix contre 132 et 23 abstentions. Ils avaient auparavant refusé la proposition de la présidence de laisser la liberté de vote.

Les opposants ont argumenté que la loi allait trop loin. Elle permet aux couples qui font appel à la procréation assistée de recourir au diagnostic préimplantatoire même s'ils ne sont pas considérés à risques. Elle va aussi trop loin en ce qui concerne les défauts génétiques qui peuvent être détectés.

Femmes PDC en première ligne

Les partisans de la loi, en particulier la section des femmes PDC, ont rappelé que le parti avait soutenu l'article constitutionnel sur le diagnostic préimplantatoire l'an dernier. Le peuple avait aussi plébiscité l'alinéa par 61,9%.

Ils ont souligné la souffrance des familles concernées, qu'elles soient porteuses de maladies génétiques ou obligées d'avoir recours à la procréation assistée.

La réforme de l'asile n'a elle pas fait grand débat. Les délégués lui ont accordé leur soutien par 364 voix contre 7 et 2 abstentions. L'UDC avait saisi le référendum.

La réforme est hautement nécessaire, a déclaré le ministre lucernois Guido Graf, dont ironiquement une citation critique est utilisée par l'UDC sur un tout-ménage pour la campagne contre la loi modifiée. Elle permet d'accélérer les procédures et réduit grandement les coûts pour les cantons, a-t-il souligné.

"Non" à la "vache à lait"

Les délégués ont en revanche rejeté par 329 voix contre 28 et 8 abstentions l'initiative populaire "pour un financement équitable des transports", plus connue sous le nom de "vache à lait. Elle demande que les taxes de la route aillent entièrement à la route.

Le conseiller national Martin Candinas a rappelé que les taxes routières n'ont pas été augmentées depuis longtemps, contrairement au prix des transports publics. Par ailleurs, comme les véhicules consomment moins, les automobilistes payent moins de taxes sur les carburants.

Les initiatives pour un revenu de base inconditionnel et en faveur du service public n'ont pas été soumises aux délégués. La présidence du parti les rejette toutes deux à l'unanimité. La première veut contraindre les CFF, la Poste ou encore Swisscom à faire primer le service sur les bénéfices. La seconde veut instaurer une allocation versée à chacun sans travail en retour.

sda-ats

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