Toute l'actu en bref

Treize millions d'électeurs sont appelés à voter en Italie (archives).

KEYSTONE/EPA ANSA/CIRO FUSCO

(sda-ats)

Romains, Milanais, Napolitains, mais aussi Turinois et Bolonais, soit 13 millions d'électeurs, se rendent dimanche aux urnes pour des élections municipales partielles. Le scrutin fait figure de test pour le gouvernement de Matteo Renzi qui peine à relancer l'économie.

Les bureaux de vote de 1342 communes doivent ouvrir à 07h00 et fermer à 23h00. Pour être élu dès le premier tour, un candidat doit décrocher la majorité absolue. A défaut, un second tour sera organisé le 19 juin.

Comme lors du précédent "test" électoral pour le gouvernement Renzi - un référendum sur les plates-formes offshore en avril qui n'avait vu que 32% d'électeurs se rendre aux urnes - la participation sera une nouvelle fois la clé de ce premier tour.

Matteo Renzi a consacré peu de temps à la campagne électorale et il a fallu attendre cette semaine pour qu'il commence à s'impliquer. Le bouillant chef du gouvernement italien de 41 ans s'est surtout évertué à recadrer les débats en répétant ces jours-ci que dimanche, il ne s'agit pas de voter "sur le gouvernement mais, ce qui est beaucoup plus important, pour choisir le futur de sa propre cité".

Le M5S vise Rome

"Il sait qu'il y a un risque important que les choses ne se déroulent pas bien. Il n'a donc pas envie d'être étroitement associé à un événement qui pourrait mal se terminer", explique Roberto D'Alimonte, professeur de sciences politiques à l'université LUISS de Rome.

Plus de trois défaites dans les grandes villes affaibliraient Matteo Renzi et relanceraient l'opposition, "mais ne provoqueraient certainement pas sa chute", ajoute-t-il. Arrivé au pouvoir en 2014, il est critiqué à gauche où on lui reproche d'avoir glissé trop à droite.

Selon les sondages, son parti, le PD, devrait l'emporter à Turin et peut-être à Milan où il dispose d'une légère avance. Il aura en revanche beaucoup plus de mal à Rome et à Naples.

La capitale italienne pourrait tomber dans l'escarcelle du Mouvement 5 Etoiles (M5S), qui espère bénéficier du ressentiment des électeurs à l'égard de la classe politique romaine traditionnelle, impliquée dans une série de scandales de corruption.

Âgée de 37 ans, sa candidate, l'avocate Virginia Raggi, espère devenir la première femme à diriger la mairie de Rome. Les derniers sondages lui donnaient une confortable avance sur ses rivaux.

sda-ats

 Toute l'actu en bref