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Trois tigres du Bengale, une espèce menacée d'extinction, sont nés au Nicaragua dans un cirque mexicain désormais hors-la-loi dans son pays. Mexico a interdit l'utilisation d'animaux sauvages dans ce type d'attractions.

Ces félins, qui s'ajoutent aux quatre tigres du cirque, "sont une rareté", explique à l'AFP le propriétaire du cirque, le Mexicain Renato Fuentes Townsend, en raison de leurs couleurs très différentes au sein d'une même portée. L'un est blanc, le deuxième roux, le troisième doré. "C'est la première fois que je vois ça", assure-t-il.

Nés en bonne santé avec un poids de 2,7 kilos chacun, les petits tigres "sont alimentés avec du poulet et du lait maternel". Si cette naissance a fait sensation au Nicaragua, le cirque De Renato, installé à San Rafael del Sur, à une cinquantaine de kilomètres de Managua, la capitale est lui dans une situation délicate.

Depuis l'entrée en vigueur en 2015 d'une loi interdisant l'utilisation d'animaux sauvages dans les cirques, il se trouve dans l'impossibilité de rentrer au Mexique. Selon M. Fuentes, un retour au Mexique ne serait possible qu'en cas d'"amnistie" pour les animaux: "je ne vais pas les laisser mourir ni les laisser aux mains des autorités", affirme-t-il.

Ultime refuge

Le cirque a passé les cinq dernières années hors de son pays d'origine. Le Nicaragua est son ultime refuge depuis un an alors que la plupart des pays d'Amérique centrale adoptent des lois similaires à celle du Mexique.

En outre, il connaît désormais des difficultés financières, la vente de billets ne suffisant plus à couvrir les 1000 dollars de frais quotidiens du cirque. Outre les tigres, le cirque, qui appartient au groupe Hermanos Garcia, compte aussi des éléphants, des chameaux, des ânes miniatures et des chevaux.

sda-ats

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