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Viktor Orban erst habitué aux provocations envers l'UE, dont son pays est un important bénéficiaire des fonds structurels.

KEYSTONE/AP/GEERT VANDEN WIJNGAERT

(sda-ats)

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a annoncé vendredi vouloir une mise en détention systématique des migrants arrivant dans le pays. Une mesure contraire au droit européen.

"Le gouvernement a décidé de rétablir la détention des étrangers par la police", a indiqué le dirigeant conservateur lors d'une allocution à la radio nationale, sans fournir davantage de détails.

Une mise en détention systématique irait "ouvertement contre l'UE", a reconnu M. Orban. Mais "nous devons protéger notre souveraineté", a-t-il assuré, soulignant vouloir mener des "batailles importantes" contre Bruxelles cette année.

"Terroristes"

Habitué aux provocations envers l'UE, dont son pays est un important bénéficiaire des fonds structurels, M. Orban s'est érigé depuis deux ans en fer de lance de la lutte contre les migrants en Europe. Il a une nouvelle fois associé ceux-ci vendredi à des "actes terroristes".

En 2016, 29'432 migrants ont déposé une demande d'asile en Hongrie, avant dans leur très grande majorité de poursuivre leur route vers l'ouest de l'Europe.

Au 27 décembre (dernier décompte officiel publié), 467 personnes se trouvaient dans des centres pour migrants en Hongrie, dont 273 dans des unités fermées.

ONG indésirable

Budapest avait mis un terme à la détention systématique des migrants en 2013, sous la pression notamment de l'UE, du Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR) et de la Cour européenne des droits de l'Homme.

Toutefois, "la détention durant la procédure d'examen des demandes d'asile n'est pas une exception", déplore l'ONG Comité d'Helsinki.

Cette ONG, tout comme Transparency international, a été désignée cette semaine par un proche de M. Orban, Szilard Nemeth, comme indésirable en Hongrie.

Le Premier ministre a confirmé vendredi vouloir rendre plus restrictive la législation hongroise sur les ONG, dénonçant "des tentatives d'influencer" la vie politique du pays. Budapest a régulièrement accusé le milliardaire George Soros d'ingérence dans les affaires nationales via des ONG.

ATS