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L'Office fédéral des transports devra attribuer les concessions pour l'exploitation des grandes lignes entre les CFF, les BLS et la SOB (image symbolique).

Keystone/MANUEL LOPEZ

(sda-ats)

Les entreprises ferroviaires privées BLS et SOB veulent exploiter certaines lignes grande distance. Mais les discussions avec les CFF ont échoué. L'Office fédéral des transports devra trancher d'ici fin 2017.

Lors d'une rencontre au sommet mercredi, aucune solution consensuelle n'a été trouvée, a indiqué jeudi à l'ats l'Office fédéral des transports (OFT). Il n'est donc "pas judicieux" de poursuivre le processus.

Les discussions concernant l'attribution future des concessions des grandes lignes étaient en cours depuis l'automne 2016. En particulier les voeux des CFF et de BLS ne s'accordent pas, a dit à l'ats Andreas Windlinger, porte-parole de l'OFT.

Reproches aux BLS

Les CFF voulaient renouveler les concessions en coopération avec le BLS et la Südostbahn (SOB). Ils proposaient une "solution combinant plusieurs réseaux ferroviaires avec une concession globale". Contrairement à la SOB, le BLS a insisté sur une solution avec une concession propre, ont indiqué les CFF dans un communiqué diffusé jeudi.

Selon les estimations des CFF, les coûts globaux du système augmenteraient de 20, voire de 30 millions de francs par an. Il faudrait acheter du matériel roulant supplémentaire, replanifier le trafic ferroviaire et certains collaborateurs devraient changer d'employeur.

Ces coûts devraient être couverts par les clients, la Confédération et les cantons. Les CFF estiment à 100 millions de francs leur perte de bénéfice pour mettre en oeuvre la demande de l'entreprise bernoise BLS.

"Meilleure proposition"

De son côté, le BLS est convaincu "d'améliorer l'offre grâce à des lignes plus attractives et plus nombreuses". "Grâce à une approche innovatrice, les transports publics seront plus compétitifs et soulagés financièrement". La Confédération, les cantons et les clients pourraient en profiter.

Pour le directeur général de BLS Bernard Guillelmon, le trafic longue distance "n'est pas très différent du trafic régional", a-t-il dit lors d'une conférence de presse de BLS Cargo. Son entreprise a déjà la connaissance dans ce domaine. La question du matériel roulant n'est pas un obstacle infranchissable.

Fin des concessions

Jusqu'à présent, les CFF exploitent seuls les lignes longue distance: les Intercity et les correspondances Eurocity, Interregio et Regioexpress. La majorité de ces concessions expire en décembre 2017. Elles doivent être réattribuées par l'OFT.

La Südostbahn (SOB) s'intéresse à l'exploitation de la ligne de faîte du Gothard, selon ses propres informations. En Suisse orientale, elle veut reprendre le Rheintal-Express des CFF entre Coire et Wil (SG).

Le BLS veut étendre le réseau de Regio-Express. Il voudrait exploiter certaines lignes des CFF sur le Plateau (Mittelland), selon des informations de la SonntagsZeitung. L'entreprise bernoise se trouve en "situation de concurrence" et ne s'exprimera pas sur les détails de son offre, a-t-elle dit.

Décision fin 2017

Les trois entreprises peuvent soumettre leurs demandes d'exploitation jusqu'à trois mois avant le changement d'horaire. CFF et BLS ont déjà annoncé vouloir déposer une demande. La SOB prendra une décision fin juin. L'OFT décidera de l'attribution d'ici à la fin de l'année, a-t-il précisé.

Si certaines lignes ne devaient plus être exclusivement exploitées par les CFF, une période de transition jusqu'à un changement d'horaire ultérieur pourrait être demandée, a dit M. Windlinger. Les questions du matériel roulant par exemple doivent être réglées auparavant.

L'OFT attribue la concession pour dix ans généralement. Les exploitants sont tenus de respecter les directives: une offre minimale de liaisons, les arrêts, le personnel d'accompagnement, les services de restauration. Selon l'OFT, les bénéfices du transport longue distance se montent à des dizaines ou des centaines de millions par an.

ATS