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Yves Serra, le directeur général du groupe industriel schaffhousois Georg Fischer, souhaite consolider les affaires de la société dans les marchés en expansion que sont l'Asie et les Etats-Unis (archives).

KEYSTONE/WALTER BIERI

(sda-ats)

Georg Fischer ne veut pas délocaliser vers l'étranger, malgré le franc fort. "Le nombre de postes en Suisse restera plus ou moins constant", affirme le chef du groupe industriel schaffhousois.

"Nous ne délocaliserons pas. Des recherches et des développements, centraux pour nos trois divisions, sont et resteront en Suisse", défend dimanche le directeur général Yves Serra dans un entretien accordé à la SonntagsZeitung. La production de produits "de grande qualité" et des composants principaux demeureront aussi dans le pays.

Georg Fischer souhaite consolider ses affaires dans les marchés en expansion, comme l'Asie, principalement, mais aussi les Etats-Unis.

"Nous agrandissons pour l'instant nos fabriques en Inde et en Malaisie. Nous avons repris il y a peu une entreprise en Indonésie (PT Eurapipe Solutions Indonesia, ndlr) et aux Etats-Unis (Microlution, ndlr), où nous construisons en outre une fonderie d'alliages légers", explique M. Serra. Une extension en Chine est aussi visée.

Production de pièces d'avions

A côté de l'expansion dans des pays à forte croissance, l'entreprise alémanique se concentre également sur des secteurs qui sont amenés à croître fortement et à être rentables. "Je pense au traitement des eaux, aux services liés à l'inspection des conduites d'eau et de gaz, ainsi qu'à l'industrie aéronautique", détaille Yves Serra.

Les techniques médicales, l'industrie des tablettes et autres téléphones intelligents, ou encore les parties en aluminium destinées à la nouvelle génération automobile font également partie des secteurs visés.

Le groupe industriel réalise déjà 15 à 20% du chiffre d'affaires de son entité "machines-outils" dans l'industrie aéronautique, et environ 10% dans les techniques médicales. "Les deux secteurs doivent dans l'ensemble passer du tiers à la moitié du chiffre d'affaires de la division", projette le patron du groupe établi à Schaffhouse.

Georg Fischer songe à également construire des pièces pour des avions. Il livre déjà des machines de fraisage aux fournisseurs de pièces destinées à l'industrie aéronautique, par exemple pour les moteurs et les réacteurs.

"Nous réfléchissons maintenant à fournir des pièces moulées à ces mêmes clients", relance Yves Serra. La production de composants pour les transports ferroviaires reste aussi une option envisagée.

sda-ats

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