Plainte de Marine Le Pen contre l'office anti-fraude de l'UE


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Marine Le Pen a déposé cette plainte fin janvier (archives).

KEYSTONE/AP/CHRISTIAN ALMINANA

(sda-ats)

Marine Le Pen, candidate du Front national à la présidentielle française, a porté plainte en Belgique contre l'organisme anti-fraude (Olaf) de l'UE. Une enquête de ce dernier avait conclu qu'elle avait recouru à des emplois fictifs d'assistants au Parlement européen.

"La plainte a été déposée du chef de faux en écritures et est actuellement examinée par un juge d'instruction, dont l'enquête à charge et à décharge est en cours", a indiqué un porte-parole du parquet de Bruxelles, Denis Goeman. En Belgique, la désignation d'un juge d'instruction est automatique lors du dépôt d'une plainte avec constitution de partie civile.

Cette plainte a été déposée fin janvier. Elle vise également le secrétaire général du Parlement européen Klaus Welle. Les avocats de Mme Le Pen dénoncent de la part de l'Olaf et du Parlement européen une "volonté de nuire à des fins politiciennes" à son action, ainsi que des irrégularités dans la procédure.

A l'issue de l'enquête belge, une juridiction d'instruction devra déterminer s'il existe suffisamment de charges pour un renvoi devant le tribunal correctionnel. Cette procédure prend généralement plusieurs mois.

L'Olaf avait indiqué qu'une somme totale de près de 340'000 euros (environ 362'000 francs) avait été indûment perçue par deux assistants parlementaires de la députée européenne Marine Le Pen. Il s'agit d'une part de Catherine Griset, collaboratrice parlementaire de Marine Le Pen "accréditée" au Parlement européen de décembre 2010 à février 2016, et d'autre part de son garde du corps Thierry Légier.

ATS

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