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Des manifestations contre le projet d'interdiction ont rassemblé des milliers de personnes, notamment au début du mois d'avril. Les adversaires au durcissement de la loi ont lancé leur propre collecte de 100'000 signatures, afin de déposer une proposition pour libéraliser l'IVG.

KEYSTONE/EPA PAP/TOMASZ GZELL

(sda-ats)

Des associations anti-avortement ont organisé dimanche en Pologne des manifestations en faveur d'une proposition de loi visant à interdire presque totalement l'avortement dans ce pays. La loi en vigueur concernant les IGV y est déjà très restrictive.

"Aujourd'hui nous appelons les autorités de l'Etat à garantir une pleine protection légale des enfants non nés", a déclaré l'un des organisateurs, Pawel Kwasniak, président d'une association anti-avortement basée à Varsovie. Il s'exprimait devant une foule d'un millier de manifestants rassemblés dans la capitale.

D'autres manifestations anti-avortement ont eu lieu dimanche dans 140 villes et communes polonaises.

La loi actuellement en vigueur en Pologne autorise l'IVG dans trois cas. S'il y a un risque pour la vie ou la santé de la mère, si l'examen prénatal indique une grave pathologie irréversible chez l'embryon, ou si la grossesse résulte d'un viol ou d'un inceste.

Plusieurs organisations anti-avortement ont soumis au Parlement, avec le soutien de l'Eglise catholique et des conservateurs au pouvoir, un texte durcissant cette législation. Selon leur proposition, l'avortement ne serait autorisé que pour sauver la vie de la mère. Ce projet porte la peine maximale encourue par la personne qui pratique l'avortement à cinq ans de prison, contre deux actuellement.

Signatures requises

Le texte doit réunir 100'000 signatures pour être débattu au parlement. La collecte des signatures se poursuivra jusqu'à fin juin, ont indiqué les organisateurs.

Un sondage publié en mars a révélé que 51% des Polonais se prononçaient au contraire pour une libéralisation de la loi actuelle.

Des manifestations contre le projet d'interdiction ont rassemblé des milliers de personnes. Les adversaires du texte ont lancé leur propre collecte de 100'000 signatures, afin de déposer une proposition de loi allant dans le sens inverse, soit pour libéraliser l'avortement.

Les épouses de trois anciens présidents polonais, Mmes Danuta Walesa, Jolanta Kwasniewska et Anna Komorowska, avaient dénoncé dans une lettre ouverte en avril la proposition de loi visant à interdire presque totalement l'avortement.

sda-ats

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