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Le duel Trump/Clinton se rapproche, comme le manifeste ce supporteur tenant un panneau en faveur de Donald Trump hier à proximité d'un meeting d'Hillary Clinton.

/AP/PAUL SANCYA

(sda-ats)

Les électeurs de l'Indiana se rendaient aux urnes mardi pour les primaires de la présidentielle américaine. Dans le camp républicain, elles constituent une des dernières occasions pour Ted Cruz de freiner le favori Donald Trump.

Les bureaux de vote ont ouvert à 06h00 (12h00 en Suisse). Ils fermeront à 18h00, soit minuit en Suisse.

Si le milliardaire l'emporte, il ne gagnera pas immédiatement l'investiture du parti républicain. Mais il engrangera un nombre important de délégués et infligera en outre une défaite cinglante au mouvement "tout sauf Trump", qui apparaît de plus en plus désespéré.

"Si on gagne, c'est fini"

Donald Trump a déjà remporté les six dernières primaires, parfois avec plus de 60% des voix comme dans son Etat de New York il y a deux semaines. Et un nouveau sondage Survey USA en Californie (qui votera le 7 juin) lui accorde 54% des voix contre 20% pour Ted Cruz.

"Si on gagne dans l'Indiana, c'est fini", a affirmé M. Trump dimanche à Terre Haute. "Et après, on pourra se concentrer sur Hillary la malhonnête", a-t-il ajouté.

"Je me considère comme un messager. Je suis un bon messager. Je fais ça depuis neuf mois, les autres font ça depuis 35 ans, boum, boum, boum, on les descend les uns après les autres", s'est-il en outre vanté à Carmel lundi. "Un type comme Ted Cruz n'a pas le bon tempérament".

Ted Cruz piétine

Depuis l'abandon en février et mars de républicains plus traditionnels, comme Jeb Bush et Marco Rubio, Ted Cruz se présente comme l'homme du consensus républicain pour battre Donald Trump. En vain.

Il a beau traiter le milliardaire de menteur et de faux conservateur, anciennement favorable au droit à l'avortement, il n'a rien gagné depuis un mois. Il a même terminé troisième dans plusieurs primaires, derrière John Kasich, le gouverneur de l'Ohio.

L'appareil républicain semble de plus en plus résigné à ce que Donald Trump atteigne les 1237 délégués requis pour l'investiture. Mitt Romney n'a pas donné signe de vie depuis plus d'un mois, alors que début mars, il avait pris la tête du mouvement contre M. Trump.

Lundi, l'ancien sénateur républicain de New York Alfonse D'Amato, soutien de John Kasich, a reconnu que nombre de ses collègues "se résignent au succès inévitable" de Donald Trump. S'il gagne dans l'Indiana, "la partie est finie", a-t-il dit sur Fox News.

Clinton plus que confiante

Chez les démocrates, l'investiture est déjà quasiment acquise à Hillary Clinton, dont l'avance en nombre de délégués sur Bernie Sanders est importante. Les résultats du seul scrutin de mardi ne changeront pas cet état de fait, mais une victoire du sénateur du Vermont lui permettrait de justifier son maintien en course.

Hillary Clinton sera dans l'Ohio mardi, et non dans l'Indiana. Ce choix vise à démontrer sa confiance, car l'Ohio a déjà voté aux primaires. C'est désormais l'élection présidentielle de novembre que l'ex-secrétaire d'Etat prépare, et elle adapte son message pour préparer la bataille contre les républicains.

La démocrate est désormais attaquée à chaque meeting par Donald Trump, qui l'accuse de jouer "la carte des femmes" pour gagner des voix. Elle a détourné cette attaque en assumant être la meilleure candidate pour défendre les droits de femmes. Son équipe s'est mise à vendre des "cartes de femmes", qui lui ont permis de lever des fonds records en trois jours, selon le New York Times.

sda-ats

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