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Un dessin montre Fabrice A., meurtrier présumé d'Adeline, lors de l'ouverture de son procès devant le Tribunal criminel à Genève (archives).

KEYSTONE/FREDERIC BOTT

(sda-ats)

Coup de tonnerre dans l'affaire Adeline: les juges du Tribunal criminel de Genève sont récusés, a annoncé à l'ats Henri Della Casa, porte-parole du pouvoir judiciaire, confirmant une information du journal Le Temps. Le procès doit reprendre à zéro.

Selon le quotidien genevois, la Chambre pénale de recours a accepté la requête de Fabrice A., estimant que les juges avaient donné l'apparence d'un parti pris. La requête de l'accusation a été admise, avait indiqué un peu plus tôt à l'ats une source proche du dossier qui souhaitait garder l'anonymat.

La demande d'annulation de tous les actes de procédure auxquels le Tribunal criminel a participé a été admise, a ajouté cette source.

Atmosphère électrique

D'après des extraits de l'arrêt publiés par le journal, les juges ont malmené les experts psychiatres français, ont discrédité leur travail et ont suspendu le procès pour ordonner un troisième rapport. Par conséquent, "tous les actes accomplis par ce tribunal sont annulés et le procès devra reprendre de zéro", a affirmé au Temps Me Yann Arnold, l'avocat du prévenu.

Toujours selon le journal, la Chambre pénale de recours reproche essentiellement aux juges de s'être laissés influencer par l'atmosphère électrique du procès et par l'attitude très offensive du procureur général Olivier Jornot. Et de conclure: "il semble assez évident à la Chambre pénale des recours que les juges ont discrédité une expertise qui semblait plus favorable au prévenu".

ATS