RBS subit une perte nette de près de 7 milliards de livres en 2016


 Toute l'actu en bref

La crise des subprimes continue de peser sur les affaires de la banque britannique RBS (archives).

KEYSTONE/AP/LEFTERIS PITARAKIS

(sda-ats)

La banque britannique RBS a publié vendredi une perte nette abyssale de près de 7 milliards de livres en 2016 (8,7 milliards de francs). Ce plongeon s'explique par des coûts de restructurations et de provisions liés à une possible amende aux Etats-Unis.

RBS a fortement creusé sa perte nette à précisément 6,955 milliards de livres, contre 1,979 milliard en 2015, selon un communiqué. La banque a été contrainte d'enregistrer dans ses comptes un coût de 5,868 milliards de livres en lien avec le règlement de litiges en cours, dont une affaire aux Etats-Unis concernant la vente de crédits immobiliers toxiques convertis en produits financiers (RMBS), à l'origine de la crise financière de 2008.

RBS avait annoncé fin janvier que pour faire face à une éventuelle amende dans ce dossier, elle avait mis de côté 3,1 milliards de livres supplémentaires, portant le total de ses provisions à 6,7 milliards de livres.

En dehors des litiges, les coûts de restructuration, censée remettre sur pied la banque qui connaît de graves difficultés depuis des années, se sont élevés à plus de 2 milliards de livres.

Mesures supplémentaires

Pour couronner le tout, la banque va devoir débourser 750 millions de livres pour améliorer la concurrence sur le marché des PME à la demande du gouvernement et afin de respecter la réglementation européenne en matière d'aide publique. Ces mesures ont l'avantage de lui permettre d'être dispensée de la vente de sa filiale de banque au détail Williams & Glyn, dont elle essayait de se séparer sans succès depuis des années.

La banque ne parvient toujours pas à voir le bout du tunnel, alors qu'elle a désormais accumulé près de 60 milliards de livres de pertes nettes depuis qu'elle est passée dans le giron de l'Etat qui avait volé à son secours lors de la crise financière via un plan de sauvetage de plus de 45 milliards de livres. Les pouvoirs publics détiennent toujours près des trois-quarts du capital.

Elle s'est depuis recentrée sur le Royaume-Uni en réduisant la voilure à l'international en particulier dans la banque d'investissement. Ses difficultés persistantes ont conduit la banque à annoncer vendredi un nouveau plan d'économies de 2 milliards de livres pour les quatre ans à venir, dont 750 millions en 2017, afin d'améliorer sa rentabilité.

ATS

 Toute l'actu en bref