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La professeure de l'Université de Berne Kathrin Altwegg, responsable du projet Rosina (archives).

KEYSTONE/PETER SCHNEIDER

(sda-ats)

Le spectromètre de masse Rosina, développé par des chercheurs bernois, a décelé deux nouveaux gaz dans la chevelure de Tchouri. Du xénon et du krypton ont été mis en évidence en mai lorsque Rosetta s'est approchée à cinq kilomètres de la comète.

Rosina analyse depuis août 2014 les gaz de la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko, plus simplement nommée Tchouri. L'instrument est embarqué sur la sonde spatiale européenne Rosetta, lancée en 2004.

Cette nouvelle découverte a été présentée mardi à Londres lors d'un colloque de la Royal Society par Kathrin Altwegg, cheffe du projet Rosina à l'Université de Berne, a indiqué la haute école dans un communiqué. L'identification de ces gaz qui se dissipent rapidement par sublimation n'a été possible qu'en s'approchant à petite distance de la comète, a souligné la spécialiste.

Les gaz nobles réagissent peu avec les autres éléments et ils pourraient ainsi fournir des informations précieuses sur les conditions régnant à proximité d'une jeune étoile, lorsque naissent les planètes, comètes et astéroïdes. Les chercheurs espèrent en tirer des enseignements sur les débuts du système solaire il y a 4,6 milliards d'années.

On peut par exemple comparer la fréquence et la composition isotopique de ces gaz avec des données semblables provenant de la Terre, de Mars, du vent solaire ou encore de météorites, ajoute l'Université de Berne. Rosina avait déjà décelé de l'oxygène et de l'argon sur Tchouri, ainsi qu'un acide aminé, la glycine, et du phosphore, deux éléments-clés de la vie.

Avant la fin de sa mission en septembre, Rosetta devrait s'approcher encore plus de la comète, pour finalement s'y poser, avait indiqué l'Agence spatiale européenne en janvier.

sda-ats

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