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Starbucks avait voulu faire un geste de protestation contre le premier décret anti-immigration du président Donald Trump (archives).

KEYSTONE/AP/RICHARD DREW

(sda-ats)

Starbucks a contesté vendredi une étude selon laquelle son récent geste en faveur des réfugiés aurait pesé sur ses activités. La chaîne américaine de cafés avait fait l'objet d'un appel au boycott sur les réseaux sociaux par les partisans de Donald Trump.

Starbucks avait annoncé le 29 janvier dernier son intention d'embaucher 10'000 réfugiés sur cinq ans dans 75 pays. La chaîne réagissait ainsi au décret présidentiel interdisant l'entrée aux Etats-Unis de ressortissants de sept pays majoritairement musulmans.

Selon une étude de l'institut YouGov, l'indice BrandIndex sur Starbucks a fléchi de deux tiers entre le 29 janvier et le 13 février et n'est pas remonté depuis. Cet indicateur mesure la confiance des consommateurs vis-à-vis d'une entreprise et leur volonté d'achat d'une marque.

"Aucun impact significatif"

Matt Ryan, responsable de la stratégie chez Starbucks, a contesté ces données. Il a déclaré que les résultats de cette enquête "ne reflètent pas les tendances de satisfaction et de perception du consommateur observées jusqu'ici en 2017".

Une autre société d'études de marché assure n'avoir constaté aucun impact significatif de l'annonce du 29 janvier sur ses indicateurs. Kantar Millward Brown mesure pour Starbucks depuis 2013 un indice similaire à celui de YouGov.

ATS