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A défaut d'être officielle, la qualification de la Suisse pour les 8es de finale de l'Euro 2016 est acquise. C'est donc l'esprit libre qu'elle s'avance vers le "derby" de Lille contre la France.

La défaite de l'Ukraine face à l'Irlande du Nord jeudi a, en effet, rendu encore plus improbable l'élimination au soir de l'ultime journée de cette phase de poules d'une équipe qui comptera quatre points. Or, quatre points, c'est bien le total obtenu par la sélection de Vladimir Petkovic après ses deux premières rencontres contre l'Albanie (1-0) et la Roumanie (1-1).

Un honneur à restaurer

Dimanche à Lille, la Suisse poursuivra un triple objectif dans la revanche de Salvador de Bahia, ce naufrage au Brésil lorsque Didier Deschamps avait gagné haut la main sa bataille tactique contre Ottmar Hitzfeld. La première mission sera donc d'effacer le douloureux souvenir de cette rencontre du 20 juin 2014 perdue 5-2.

Il y a donc bien un honneur à restaurer pour des footballeurs suisses qui avaient donné ce jour-là l'image de petits juniors égarés dans la cour des grands. Ils ont l'occasion de le faire dans une enceinte qui a été le théâtre à l'automne 2014 de l'un des plus grands exploits de l'histoire du sport suisse, la victoire en finale de la Coupe Davis de Roger Federer et de Stan Wawrinka contre des "Mousquetaires" que la presse française avait tout simplement décrits comme "invincibles".

Si elle n'est pas impérieuse, la nécessité d'obtenir un résultat sera bien présente au Stade Pierre Mauroy. On connaît la donne: une victoire serait synonyme de première place du groupe avec un 8e de finale le dimanche 26 juin à Lyon contre un troisième de groupe, un nul enverrait la Suisse à Saint-Etienne le samedi 25 juin pour défier très certainement la Pologne - avec une possibilité tout de même de croiser la route de l'Allemagne - et, enfin, une défaite conjuguée à une victoire de la Roumanie face à l'Albanie devrait faire de la Suisse l'un des quatre meilleurs troisièmes du groupe, appelé à rencontrer très certainement le vainqueur du groupe B, celui de l'Angleterre, au Parc des Princes selon la grille préétablie par l'UEFA.

Ne pas tenter le diable

L'ultime objectif de Vladimir Petkovic est bien de préparer ce huitième de finale. Quatre de ses joueurs sont sous la menace d'une suspension: Fabian Schär, Valon Behrami, Granit Xhaka et Breel Embolo. La prudence commande de ne pas tenter le diable dans un match dont l'enjeu sera incomparable avec celui d'un huitième de finale. Dans le camp tricolore, Didier Deschamps a déjà, semble-t-il, décidé de se passer du fabuleux N'Golo Kanté et de son buteur Olivier Giroud qui font face au même péril. Il semble fort probable que Vladimir Petkovic laissera Valon Behrami souffler dimanche. Mais osera-t-il se priver de son maître à jouer Granit Xhaka, qui brûle de jouer ce match pour effacer le cauchemar de Salvador ?

Les choix de Vladimir Petkovic dimanche seront donc scrutés à la loupe. Notamment celui de reconduire ou non un flanc droit bien décevant depuis le début du tournoi. Stephan Lichtsteiner et Xherdan Shaqiri ont rendu des copies fort médiocres lors des deux premiers matches. Le sélectionneur leur maintiendra-t-il sa confiance dans ce match de gala où décidera-t-il d'opérer une "révolution" en reléguant son capitaine et sa star sur le banc ? Le précédent Gökhan Inler, ce capitaine "sacrifié" au printemps, incite à penser que tout est possible. Même l'impensable.

sda-ats

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