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Echauffourées sur la Place des Nations mercredi à Genève

KEYSTONE/EPA KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

(sda-ats)

La venue de Xi Jinping mercredi à Genève a donné lieu, comme à Berne, à des contrôles de police. Au moins quatre Tibétains ont été emmenés et déclarés en contravention, alors qu'environ 200 Chinois pro-gouvernementaux ont ensuite attendu leur président.

Présents sur la Place des Nations, les Tibétains "ont été priés de quitter les lieux", a indiqué à l'ats un porte-parole de la police genevoise, Jean-Claude Cantiello. Leur rassemblement n'était pas autorisé. Des témoins sur place ont constaté qu'ils avaient été embarqués dans un véhicule de la police.

Trois de ces personnes avaient déjà été arrêtées dimanche à Berne et représentent l'Association des jeunes Tibétains en Europe (VTJE), a expliqué à l'ats une responsable de ce mouvement, Migmar Dhakyel. Mercredi sur la Place des Nations, elles portaient une banderole qui appelait à arrêter "Xitler", contraction de M. Xi et d'Adolf Hitler.

Elles demandaient aussi la "libération du Tibet". Au moment d'être interpellées, elles ont scandé leur fierté d'être tibétains mais leur "honte aujourd'hui" d'être suisses. Selon la VTJE, elles ont été relâchées à 16h00 mais la police maintenait qu'elles n'avaient pas été formellement arrêtées.

Autre Tibétain contrôlé

Une cinquième personne qui ne figurait pas dans ce groupe a aussi été contrôlée, selon des témoins, mais la police ne la mentionnait pas.

A peine une heure plus tard, environ 200 Chinois selon les estimations de l'ats, une centaine selon la police, attendaient Xi Jinping sur la même place lors d'un rassemblement autorisé. "Nous aimons notre président", a dit l'un d'entre eux. Des étudiants venus de plusieurs villes de Suisse figuraient parmi les participants.

Dimanche, 400 pro-Tibétains avaient manifesté à Berne. Plus tard, les activistes de la VTJE s'étaient réunis de manière non autorisée et une trentaine d'entre eux avaient été retenus par la police pendant trois heures, avant d'être relâchés. Mardi, entre 100 et 150 Tibétains et Ouïghours s'étaient déjà rassemblés sur la Place des Nations.

ATS