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Björn Höcke, dirigeant de l'AfD dans le Land de Thuringe (archives).

KEYSTONE/AP/JENS MEYER

(sda-ats)

Un responsable régional du parti anti-immigration Alternative pour l'Allemagne (AfD) a suscité la controverse mercredi. Il a critiqué la présence d'un mémorial de la Shoah à Berlin et a appelé son pays à récrire ses livres d'histoire.

"Les Allemands sont le seul peuple au monde qui érige un monument de la honte dans leur capitale", a estimé Björn Höcke, dirigeant de l'AfD dans le Land de Thuringe.

"Cette politique ridicule consistant à assumer son passé nous paralyse. Notre politique mémorielle doit effectuer un virage à 180°", a-t-il ajouté lors d'un discours prononcé devant de jeunes membres de son parti à Dresde, berceau du mouvement Pegida.

L'AfD a vu sa popularité augmenter en Allemagne à la faveur de la crise des migrants. Crédité de 12 à 15% des voix, il devrait faire son entrée au Bundestag lors des élections législatives de septembre prochain.

Tollé sur les réseaux sociaux

Ces propos ont suscité un tollé sur les réseaux sociaux. Ils ont été condamnés par de nombreux élus allemands, notamment sur le flanc gauche de l'échiquier politique.

L'un d'eux, Diether Dehmn, du parti de gauche Die Linke, a annoncé qu'il avait porté plainte pour incitation à la haine raciale. Il a estimé que Björn Höcke avait été conforté par la décision prise mardi par la Cour constitutionnelle de ne pas interdire le Parti national-démocrate (NPD, extrême droite), mouvement ouvertement raciste, antisémite et révisionniste.

L'AfD compte elle-même dans ses rangs un certain nombre de sympathisants de la mouvance néo-nazie.

ATS