Un ex-banquier suisse inculpé de blanchiment à Singapour


 Toute l'actu en bref

Un ex-banquier suisse à Singapour a été inculpé de blanchiment d'argent par un tribunal de l'archipel d'Asie du Sud-Est dans le cadre du scandale politico-financier 1MDB en Malaisie. Il dirigeait la filiale singapourienne de la banque privée zurichoise Falcon Bank (image symbolique).

KEYSTONE/ENNIO LEANZA

(sda-ats)

Un ex-banquier suisse à Singapour a été inculpé de blanchiment d'argent par un tribunal de l'archipel d'Asie du Sud-Est dans le cadre du scandale politico-financier 1MDB en Malaisie. Ce dernier a déjà donné lieu à plusieurs condamnations.

L'homme dirigeait la filiale singapourienne de la banque privée zurichoise Falcon Bank. Il a été inculpé de blanchiment pour avoir omis de faire état de transactions suspectes d'un montant total de 1,6 milliard d'euros (1,7 milliard de francs) en mars 2013, précise l'acte d'accusation.

Agé de 42 ans, il est aussi poursuivi pour avoir transmis de fausses informations aux autorités de Singapour, dans le cadre de l'enquête en cours dans ce pays sur des transferts illicites de fonds liés à 1MDB.

L'affaire de détournement de centaines de millions d'euros du fonds souverain 1Malaysia Development Berhad (1MDB) fait l'objet d'enquêtes également en Suisse et aux Etats-Unis.

En liberté sous caution, l'ancien banquier comparaîtra le 11 janvier devant un tribunal de l'archipel où il devrait plaider coupable, a déclaré son avocat, Tan Hee Joek, à des journalistes.

Fonds endetté

Trois anciens cadres d'une autre filiale suisse, la banque tessinoise BSI, à Singapour ont déjà été condamnés à des peines de prison dans le cadre de cette affaire. BSI et Falcon Bank ont été contraintes l'an passé de cesser leurs activités à Singapour en raison de manquements dans la lutte contre le blanchiment liée à 1MDB.

Le fonds souverain avait été créé par le Premier ministre malaisien, Najib Razak, à son arrivée au pouvoir en 2009, pour moderniser le pays. 1MDB est endetté aujourd'hui à hauteur de 10 milliards d'euros.

Le scandale politico-financier, qui a éclaté il y a plus d'un an, a fini par atteindre Najib après des révélations du Wall Street Journal selon lesquelles il aurait perçu indûment près d'un milliard d'euros de financements liés à 1MDB. Le Premier ministre malaisien et 1MDB ont toujours nié avoir commis tout acte répréhensible.

ATS

 Toute l'actu en bref