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Les cas de traite d'enfants en Suisse sont certainement plus nombreux que ce que disent les statistiques, met en garde la Protection de l'enfance Suisse (image symbolique).

KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER

(sda-ats)

La traite des enfants existe en Suisse. Mais les données sur le sujet sont lacunaires, car seuls un petit nombre de cas sont repérés, prévient la Protection de l'enfance Suisse (ECPAT). Un manuel destiné aux professionnels doit les aider dans cette tâche.

Certains enfants sont "importés" de l'étranger en Suisse, d'autres ont grandi ici et sont exploités sur place. Des cas de mendicité organisée et de petite criminalité forcée ont été révélés ces dernières années, rappelle l'ECPAT dans le manuel publié mardi.

En 2014, seuls 2 enfants ont été identifiés comme victimes en Suisse, selon les statistiques de la police. Mais les chiffres réels sont sans doute plus élevés, car il peut être très difficile de repérer ces cas, selon l'organisation. Les personnes s'adressent rarement aux services de consultation ou aux autorités, par crainte de représailles ou par ignorance.

Le manuel doit fournir aux professionnels (gardes-frontière, policiers, médecins, psychologues) des indications précises sur la façon de procéder en cas de soupçon de traite des enfants. Il aborde différentes situations comme l'asile et le passage de la frontière, ou la petite délinquance et la mendicité, exemples concrets à l'appui.

Aussi dans l'asile

Un effort tout particulier a été porté à la question des mineurs dans la procédure d'asile. Car les indicateurs valables dans ce domaine restent lacunaires, dit l'ECPA. Les mineurs peuvent par exemple être victimes de mariages forcés ou arrangés, ou ne pas connaître la personne qui les accompagne, sans que cela soit repéré.

Et de rappeler que les enfants ont besoin de confiance et de temps pour pouvoir prendre conscience de leur situation d'exploitation et en parler. En raison d'expériences traumatiques, leurs récits ne sont pas toujours cohérents, ce qui dans le contexte de la demande d'asile est classé comme "invraisemblable", déplore l'ECPAT.

L'an dernier, le Conseil de l'Europe avait déjà pointé du doigt la Suisse dans un rapport. Il lui demandait d'être plus vigilante en ce qui concerne la traite des enfants, et de mettre sur pied des cours pour la police et les autorités afin de les aider à identifier les victimes.

La Confédération a créé en 2012 le Service de coordination contre la traite des êtres humains et le trafic des migrants (SCOTT), rattaché à l'Office fédéral de la police. Elle a aussi lancé en 2012 un Plan d'action national contre la traite des êtres humains qui doit entrer dans une nouvelle phase en 2017.

Journée européenne

Le manuel de l'ECPAT est publié à l'occasion de la Journée européenne contre la traite des êtres humains. Une table ronde est organisée à Berne ce même jour, avec des experts de l'OIM, de polices cantonales, et d'ONG suisse, roumaine et bulgare. La question de la traite des enfants bulgares et roumains y est spécifiquement abordée.

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ATS